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Vanille – L’État affiche son autorité

La délégation gouvernementale dans un champ de culture de vanille.

La campagne de la vanille verte a débuté. Une lourde délégation gouvernementale a effectué une mission dans la région Sava pour superviser la campagne et mettre au clair certaines situations.

Intransigeant. L’Etat n’entend pas concéder une pouce de terrain sur ce qu’il a décidé à propos de la filière vanille. Une lourde délégation composée de quatre ministres en l’occurrence Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, François Rakotozafy ministre de la Justice et garde de Sceaux, Justin Tokely ministre de l’Intérieur et de la décentralisation et le Secrétaire d’État à la gendarmerie, le général Serge Gellé a effectué une mission dans la Sava cette semaine pour superviser le début de campagne et surtout tirer au clair certaines situations.

Cette délégation a ainsi rencontré les producteurs de vanille à Antalaha, Sambava et Maroantsetra. La délégation gouvernementale a tenu à rappeler que les dispositions prises concernant la vanille doivent être respectées. « Il faut respecter la loi. Ce n’est pas les réseaux sociaux qui nous gouvernent. Il y a un État et il faut suivre ce qu’il décide » assène le ministre Edgard Razafindravahy. Une allusion à certaines publications autour de la vanille qui diffusent des informations erronées et visiblement manipulées. Le ministre Razafindravahy a ainsi rappelé que le prix plancher de la vanille verte est de 75.000 ariary le kilo et 250 dollars le kilo à l’exportation.

Chiffres éloquents

L’État a pris des dispositions pour qu’on respecte ces prix de manière stricte. C’est ainsi que les ministères de la Justice, de l’Intérieur, et le Secrétariat d’Etat a la gendarmerie ont tenu faire le déplacement. Une présence dissuasive qui vaut avertissement pour ceux qui sont encore tentés de perturber le secteur qui commence à relever la tête depuis l’assainissement entrepris l’année dernière. Ansi, le nombre d’exportateurs agréés a été réduit à 95 contre 135. Les exportateurs qui ne sont pas corrects vis-à-vis de la loi ont été écartés à l’image de ceux qui n’ont jamais rapatrié des devises à l’issue d’une campagne.

Les chiffres parlent d’eux mêmes quant à l’amélioration de la situation. Ainsi a la fin mai, 2880 tonnes de vanille ont été exportés. La campagne continue.

Prévu dans un décret, le Conseil national de la vanille a été également mis en place au cours de cette mission gouvernementale. Le CNV a été créé pour concrétiser le velirano présidentiel de rehausser le prix de la vanille.

Tous les acteurs de la vanille sont membres d’office du CNV mais le conseil d’administration est composé de vingt-quatre membres dont la moitié pour le secteur privé dont le représentant du Groupement des exportateurs de vanille et le reste des représentants de l’État. Le CNV a pour attribution de protéger et d’aider les planteurs de vanille, d’augmenter leur revenu.

Le CNV veillera au respect des prix, à la sécurité des planteurs, à la traçabilité des produits, à la commercialisation, à la protection de la vanille malgache et à l’assainissement du secteur. Chaque département ministériel représenté au sein du CA a des attributions très précises.

Une étape importante dans la remise sur orbite de la vanille a été ainsi réalisée. Il reste à maintenir le tempo et ne pas baisser la garde contre les fossoyeurs de la vanille.

3 commentaires

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  • L’oligargue faisant la pluie et le beau temps au palais a tissé un puissant réseau mafieux dans ce secteur . C’est la réalité et ça ne sert à rien de s’acharner sur les lanceurs d’alerte car tout cela aura une fin !

  • Bonjour,

    je réagis sur la vanille : « L’Etat affiche son autorité ». Je ne me souviens plus si c’est votre quotidien qui a publié un article sur un receleur de vanille 440 Kg originaire de Mahanoro, appréhendé par la gendarmerie sur la RN2 en direction de Tana . Ce dahalo n’est resté que 15 jours en détention à Tana. Par contre, 3 malheureux planteurs de vanille qui ont subi une attaque à mains armées du village d’Ampanalana-Mahanoro, sont en prison depuis 18 mois. Et, il est probable que les 440 Kg en question proviennent en partie de ce village. Le dahalo lui se pavane ici à Mahanoro, c’est scandaleux.

    La filière vanille a besoin surtout de sécurité et à Mahanoro en particulier, les voleurs et les receleurs ne sont jamais inquiétés. Les paysans travaillent et ceux-ci empochent la sueur de ces pauvres malheureux. Je suis le président des planteurs de vanille d’Ampanalana.

  • 250 $ export et 75000 ar soient environ 18 $ au paysan ,où vont les ( 250-18) ? les paysans naïfs ne savent pas mais d »après un exportateur d »Antalaha contacté, il faut payer 30% du conteneur aux fonctionnaires du ministere de tutelle pour obtenir le fameux AGREMENT,Mamiimbahoaka oblige,sinon ferme-la;donc ceux qui ont été éliminés n »ont pas voulu se mettre à genoux;mais ce que les corrompus ne savent pas c »est qu »on ne peut pas tout cacher aux gens sauf au peuple 80¨% qui sont ignorants;