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Amoron’i Mania – L’amazonite, objet de discorde à Andina

L’équipe  de  l’ONG  Tafo  Mihaavo  est  venue  à  Andina  pour  trouver  des  solutions au  conflit.

L’exploitation d’un site d’amazonite dans le fokontany de Talaky ne réjouit pas les habitants. Un conflit avec le propriétaire du permis d’exploitation du minéral.

Les habitants de la commune rurale d’Andina sont en conflit avec le propriétaire du permis de recherche et d’exploitation (PRE) du minéral. En deux mois, les événements se sont bousculés amenant des membres de la communauté en prison. Motif évoqué : vols de pierres Amazonite. Les communautés ont dressé une nouvelle plainte à l’endroit du maire et de la société civile.

Une source locale précise qu’il y eut en tout quatorze plaintes, si on compte les autres années. Le site est exploité depuis 21 ans. Les habitants locaux parlent d’un abus de pouvoir perpétré par le propriétaire du permis. « Ils déclarent avoir travaillé les rizières depuis des générations mais depuis quelques années, l’eau se tarit et les rizières se transforment en champs de manioc, car l’eau est tirée par les travaux de carrière. Ils parlent également de creusement de tunnels, opéré par les travailleurs du site et qui touchent jusqu’aux soubassements de leur maison », explique Louis Mamindraibe, président d’une ONG locale d’Amoron’i Mania, ayant effectué une descente sur les lieux le 15 juin dernier.

L’ONG Tafo Mihaavo rapporte également que les retombées économiques et sociales n’atteignent pas la population locale car un seul pont de 10m est indiqué être mis en place par l’exploitant minier.

Retombées

« On a constaté une situation de précarité sans précédent dans cette commune qui, normalement doit bénéficier des retombées de cette ressource minière » explique encore le président de l’ONG. Les ristournes n’existent presque pas. Le maire de la commune d’Andina ne veut pas se prononcer sur l’affaire pour le moment. Aussi, aucun moyen de connaître les tenants d’un quelconque cahier de charge.

La direction interrégionale des Mines à Fianaran­tsoa a envoyé une lettre à celui-ci, lui rappelant les attributions du maire dans la gestion de carrières minières sur son territoire.

« Les textes donnent le pouvoir au maire de faire cesser toute exploitation jugée illicite et de remettre les auteurs entre les mains de la justice » écrit Théophile Razafimbelo, directeur interrégional des Mines, le 22 mai dernier. Qui a tort, qui a raison? Des versions tous azimuts, des calculs de dénigrements politiques entre le maire actuel et le candidat au maire, titulaire du permis, vont bon train.

Des points d’amélioration sont attendus sortir sous peu car des investigations poussées sont encore en cours, dans le but de trouver les réponses.