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Loi de finances rectificative – Les départements sociaux pénalisés

Le projet de loi de Finances rectificative 2016 devrait passer au vote à l’Assemblée nationale prochainement. A première vue, les secteurs sociaux vont en pâtir.

La couleur est annoncée. Avec son budget rectificatif, le gouvernement veut mettre au premier plan de sa priorité « les dépenses à caractère social et ayant des impacts sur les couches vulnérables ». Mais à la lecture du texte, les budgets des ministères concernés ont été revus à la baisse. L’éducation nationale, la santé publique, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, et même celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont connu une baisse considérable.
Ainsi, le budget alloué à l’Éducation nationale a été ramené à 784 779 618 000 ariary, soit une baisse de25 735 357 000 ariary par rapport au budget initial prévu dans la loi des finances 2016. Celui de la Santé publique a été amputé d’un montant de 29 000 182 000 ariary. Et ce, sans parler des autres départements. Seul le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme est épargné par cette mesure. Le texte prévoit un rajout de 856 millions ariary pour le département d’Onitiana Realy.
La réorientation des dépenses fait partie des mesures demandées par le Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit, pour les autorités, de se donner de nouvelles priorités, et d’avoir des dépenses de qualité. Ce projet de loi de finances rectificative (LFR) 2016 devrait alors refléter cette aspiration du gendarme du système financier international, si le gouvernement veut bénéficier du décaissement du Fonds élargi de crédit (FEC), avec une enveloppe de 310 millions de dollars sur trois ans à la clé.
« L’objectif ultime du programme est d’accroître significativement les dépenses consacrées au développement des infrastructures essentielles, ainsi que les dépenses destinées aux secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement », explique Patrick Imam, représentant résident du FMI à Madagascar, à l’issue de cet accord. Mais avec un tel budget, comment le gouvernement peut-il atteindre une telle performance ?
Pour le gouvernement, « l’adoption de  la loi de finances rectificative dans les plus bref délais constitue une condition sine qua non de la réalisation du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit », comme l’indique l’exposé des motifs de ce projet de loi.
Le texte est actuellement en étude à l’Assemblée nationale, et devrait passer au vote la semaine prochaine. A entendre les déclarations de nos parlementaires hier, il passera sûrement comme une lettre à la poste, sans la moindre retouche.

Lova Rafidiarisoa

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