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Editorial

Esprit saint

Mens sana in corpore sano. Esprit saint dans un corps sain. Un concept difficile à joindre par les temps qui courent. Les saints d’esprit sont de plus en plus rares conjoncture étant, pauvreté aidant alors qu’avoir un corps saint est le rêve de tout le monde aujourd’hui mais peu peut y avoir accès. Corona oblige, le système immunitaire est mis à l’épreuve et a du mal à résister malgré le recours aux artifices de la médecine. La Covid-19 a emporté des gens que l’on croyait solides et qui n’étaient pas connus pour être valétudinaires.

Même les soins pendant plusieurs jours dans les hôpitaux n’ont pas pu les sauver. Et ce n’est pas fini. Le bilan est loin de signifier qu’on est venue à bout de cette sale pandémie. Certes, la fièvre a baissé, l’orage est passé mais tout relâchement dans les gestes barrières risque d’anéantir tous les efforts consentis et de sacrifier d’autres martyrs involontaires immolés sur l’autel de cette calamité humanitaire. Il semble même qu’il est impossible d’éradiquer totalement cette pandémie à moins que tous les pays du monde vivent en autarcie. Une éventualité impossible étant donné l’interdépendance de tous les pays dans les relations économiques internationales. Un an de confinement a suffi pour mettre à genoux l’économie mondiale en particulier l’industrie aéronautique et l’industrie touristique dans tous les pays riches ou pauvres. Personne n’est épargnée.

Le monde mettra beaucoup de temps pour s’en relever et il faudra montrer une grande solidarité pour s’en sortir. Les pays puissants sont conscients qu’il faut aider les pays pauvres où se trouvent les plus nombreux consommateurs de leurs produits. S’ils ne sont pas solvables, l’économie ne tourne pas. Ils ont bien appris l’histoire et les crises du capitalisme. C’est ainsi que les bailleurs de fonds se sont réunis à Paris pour voir comment aider les pays africains abattus dans cette crise sanitaire sans précédent. Reste à savoir quand la crise va se terminer. Il n’y a aucune certitude quand on sait que les Seychelles font face à une troisième vague alors qu’elles ont vacciné la majeure partie de sa population estimée à cent mille selon le dernier recensement.

Rien n’est donc moins sûr et on espère que le Saint Esprit puisse nous être d’une quelconque aide. Si Dieu n’est pas en colère qu’on interdise les cultes pour un jour important. On croise les doigts.

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