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Loi de finance rectificative 2020 – Un gap de 108 milliards ariary sur le budget de l’État

Les  secteurs  sociaux  seront  priorisés  dans  le  projet de  LFR  2020.

La crise sanitaire relative à la lutte contre la pandémie de coronavirus a fortement impacté les secteurs sociaux. Le ministère de l’Economie et des finances est à pied d’œuvre pour évaluer le manque à gagner depuis le déclenchement de l’état d’urgence. Le budget initialement prévu n’arrive pas à couvrir les dépenses sur certains domaines qui touchent le plus la vie de la population. En marge du conseil des ministres qui s’est déroulé mercredi, il a été révélé qu’un gap de 108 milliards ariary est à combler sur le budget public alors que l’État a déjà déboursé 200 milliards d’ariary sur ces secteurs. La révision budgétaire est à présent examinée dans la loi de finance rectificative au titre de l’année 2020.

Dans les dispositions du projet de loi de finance rectificative, l’Exécutif entend augmenter les budgets alloués à l’éducation, la santé publique, l’eau et l’assainissement, l’habitat, l’énergie, les infrastructures routières ainsi que les investissements publics. Ces secteurs sont primordiaux et figurent sur la liste des rubriques à soutenir durant la crise sanitaire selon la destination des aides financières octroyées par les bailleurs de fonds. Les différents appuis budgétaires inscrits dans le document publié par le ministère de l’Economie et des finances en avril, seront dédiés à affronter la pandémie du coronavirus ainsi qu’à financer des projets nécessaires après la crise.

La bonne gestion des fonds du Covid-19 figure également parmi les priorités du gouvernement. Les recettes fiscales sont paralysées depuis la mise en vigueur des mesures d’urgence sanitaire. Les douanes sont les plus touchées suite à la fermeture des frontières et la majorité des transactions commerciales.

En effet, une forte baisse des recettes a été observée dont le montant est estimé à 1858,8 milliards d’ariary. Les aides extérieures et les financements encaissés augmentent, toutefois, à 2034,9 milliards d’ariary. De même, les dépenses publiques s’élèvent à 646 milliards d’ariary dont les fonds sont plutôt affectés dans le domaine de l’énergie. Afin de jongler avec les problèmes budgétaires, le gouvernement a, depuis le mois d’avril, envisagé d’équilibrer ses charges fixes par rapport aux fonds disponibles.