Politique

Évacuation sanitaire de Razaimamonjy – Une vingtaine de personnes à auditionner

Une instruction judiciaire à venir devrait faire la lumière sur les conditions de l’EVASAN  de Claudine Razaimamonjy, le 10 avril 2017.

L’évacuation sanitaire controversée de Claudine Razaimamonjy fait l’objet d’une instruction judiciaire. Une comparution devant le PAC, lundi, a été ajournée du fait du nombre de personnes à auditionner.

Sensible. C’est ainsi qu’une source avisée qualifie le nouveau dossier concernant Claudine Razaimamonjy, femme d’affaires, qui a fait l’objet d’un déferrement devant le Pôle anti-corruption (PAC), lundi.
Embourbée dans plusieurs affaires de détournement de deniers publics et d’abus de pouvoir, c’est l’épi­sode de l’évacuation sanitaire (EVASAN), de l’hôtelière qui, cette fois-ci, est prise en main par la justice.
« Plusieurs personnes doivent être entendues par la justice dans ce dossier », confirme une source judiciaire. Si des informations parlent de vingt-quatre personnes happées dans l’affaire, d’autres sources affirment qu’ils pourraient en avoir plus.
La diversité des statuts, des directions et des corps d’origine des individus concernés par cette affaire aurait amené le Pôle anti-corruption à ajourner l’instruction prévue démarrer, lundi.
« Il est compréhensible que le PAC fasse attention dans le traitement de ce dossier puisqu’il risque d’éclabousser plusieurs entités, à par le fait qu’il implique plusieurs hautes personnalités », explique une des sources contactées.

Circonstances douteuses
Une autre raison avancée à l’ajour­nement de l’instruction est que le Pôle anti- corruption serait en attente des réponses aux demandes d’autorisation de poursuite émise auprès des responsables des entités d’ori­gine des personnes mises en cause.
Appréhendée par le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), ensuite, traduite devant la Chaîne pénale anti-corruption (CPAC), le 3 avril 2017, un mandat de dépôt a été prononcé contre Claudine Razaimamonjy. « Prise d’un malaise », à l’entente de son placement en détention préventive, la femme d’affaire a, ensuite, été amenée aux urgences du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravohangy Andrianavalona (CHU-HJRA).
Le 10 avril 2017, toutefois, l’hôtelière a bénéficié d’une évacuation sanitaire, à l’île Maurice. Un départ au petit matin, dans des circonstances douteuses, qui avait attisé l’ire du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). L’EVASAN n’aurait pas suivi la procédure légale. La femme d’affaires était sous la coupe d’une Inter­diction de sortie du territoire (IST). Une contre exper­tise médicale demandée par le BIANCO, n’avait pas été prise en compte.
N’ayant pas mis un pied à la maison d’arrêt d’Anta­nimora, où elle devait, au départ, être placée en détention provisoire, l’état de santé de la femme d’affaires n’avait pas été contrôlé par le médecin de la prison. L’avis de celui-ci, selon les explications, serait nécessaire s’agis­sant d’une évacuation sanitaire de détenu.
L’acte ayant autorisé l’EVASAN, par ailleurs, n’aurait pas été signé par l’autorité médicale habilitée à le faire. Une enquête concernant cette évacuation sanitaire controversée a déjà été ouverte par le BIANCO, depuis 2017.
Deux anciens ministres sont mis en cause par cette affaire d’évacuation sanitaire controversée. Ayant été au sein du gouvernement, au moment des faits, leur sort dépendra d’une procédure de mise en accusation devant la Haute cour de justice (HCJ).
Un membre du Sénat est, également, impliqué. Une demande de levée de son immunité parlementaire s’avè­re alors, nécessaire.
D’anciens hauts responsables ministériels, infirmiers, des membres du corps des agents pénitentiaires, ainsi que des anciens de la police des frontières, seraient, également, happées dans cette affaire.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • encore un autre cinéma de sa part, on dirait que c’est toujours le même refrain, c’était déjà un film ancien et tout le monde l’a su bien qu’elle fait tout son possible d’échapper la situation, en tout cas, elle devra payer pour tous le mal qu’elle a commis!