Social

Consommation – Encore deux mois de coupure d’eau

La file des bidons jaunes augmente de jour en jour devant les bornes-fontaines « asséchées ».

Le problème de coupure d’eau persistera encore pendant deux mois. Les solutions sont en cours.

Encore quelques mois de galère pour les clients de la compagnie de production et de distribution d’électricité et d’eau (Jirama) à Antananarivo, en matière d’approvisionnement en eau potable. La construction de puits dans les zones les plus affectées par la coupure d’eau, la solution proposée par le ministère de l’Énergie, de l’eau, et des hydrocarbures, est en cours. Mais il faudra encore attendre deux mois pour avoir les résultats. Les travaux ne s’achèveraient pas avant ce délai.
Entre-temps, il n’y a aucune alternative pour les usagers, à part attendre l’eau couler du robinet. Un temps qui paraît une éternité pour les usagers. Ils ont souffert de ce problème depuis plusieurs mois, et jusqu’à maintenant. Cette nuit encore, des habitants d’Ambatomaro ou d’Itaosy, ont veillé la nuit pour remplir leurs seaux, car l’eau ne sort du robinet que vers minuit.

À court terme
Le directeur de la Gestion des ressources en eau auprès du ministère de l’Énergie, de l’eau et des hydrocarbures, Christian Andriamihaja, affirme, pourtant, que la Jirama connaît un problème de ravitaillement en eau, à cause de l’insuffisance de la production. C’était dans la commune rurale d’Ambohi­mangakely, hier, dans le cadre du lancement des travaux de construction d’une station de pompage de l’Ikopa à Amoronankona, doublée d’une station de traitement. Une station de surpression sera également installée à Ambohimahitsy.
Le problème pourrait bien s’aggraver en cette période sèche. La vétusté des infrastructures de distribution est un problème de plus. Pas plus tard qu’hier, les clients de la Jirama à Anosibe, à Anosizato Est, à Angaran­garana ont été privés d’eau pendant presque dix heures de temps, à cause des travaux de réparation d’une conduite d’eau à Anosibe, comme la Jirama l’a expliqué.
Lorsque ces infrastructures seront opérationnelles, ces puits devraient produire jusqu’à 100 m3 d’eau par heure. Ce qui devrait être suffisant pour ravitailler les habitants des zones Est (Ambohiman­gakely), Nord (Sabotsy Namehana), Sud (Andoharanofotsy Mahala­volona), Ouest (Ambohi­drapeto) et Sud-Est (Alasora) d’Antananarivo où ces infrastructures sont en cours de construction. Ces puits ne seraient que des solutions à court terme. Le ministère a d’autres projets à long terme, en cours d’étude.