Accueil » A la une » Transport aérien – Les frontières fermées aux passagers de l’étranger
A la une Politique

Transport aérien – Les frontières fermées aux passagers de l’étranger

La  compagnie  Air  France,  entre  autres,  ne  pourra  plus  assurer  que  des  vols de  rapatriement  en  partance  d’Antananarivo.

Le conseil des ministres décide de fermer les frontières malgaches aux voyageurs venant de l’étranger. Une mesure pour empêcher l’invasion d’une autre variante de la Covid-19.

Accès interdit. Une mention qui s’applique dorénavant aux voyageurs venant de l’étranger, jusqu’à nouvel ordre.

Pour la troisième fois successive, les mesures sanitaires sont renforcées en conseil des ministres. Cette fois-ci les nouvelles dispositions édictées concernent les vols internationaux. Au motif de protéger le pays contre les risques d’invasion des variantes du coronavirus donc, l’Exécutif décide de fermer l’accès du territoire à tout voyageur venant de l’étranger.

Le communiqué du conseil des ministres est formel et ferme. « Plus aucun voyageur venant de l’étranger ne pourra entrer à Madagascar, quel que soit son lieu de départ », rapporte la missive. Le conseil des ministres autorise, néanmoins, les liaisons aériennes pour rapatrier les ressortissants étrangers qui souhaitent rentrer chez-eux. Les avions destinés à effectuer les vols de rapatriement devront ainsi, venir à vide dans la Grande île.

Le variant sud-africain est en train de compliquer sérieusement la riposte contre la deuxième vague de propagation de la Covid-19. En Europe, c’est le risque d’une incursion du variant brésilien, particulièrement virulent aussi, qui donne des sueurs froides aux autorités. Depuis quelques jours, le variant indien, surnommé, « double mutant », qui défraye les chroniques.

Apaiser l’opinion publique

Si l’ on s’en tien t au variant sud-africain, le fait de présenter au départ et à l’arrivée une attestation de test négatif pourrait ne plus suffire. Plusieurs patients dont les cas présentent des complications, à Madagascar, ont été négatifs au dépistage. La décision de prise en conseil des ministres, hier, cadre donc avec la logique sanitaire actuelle, pour optimiser la riposte contre cette deuxième vague.

Elle pourrait, également, avoir pour portée d’apaiser l’opinion publique. Bien qu’officiellement, les frontières sont formées pour les voyageurs venant de l’étranger, depuis plusieurs semaines, certains font encore le va et vient entre Madagascar et des pays étrangers. Des ressortissants malgaches résidants à l’étranger inondent même les réseaux sociaux de leur escapade au pays.

Au début du mois, l’ambassade de France, par exemple, a publié son site web et sa page Facebook, qu’elle « poursuit son travail d’organisation des vols spéciaux vers et depuis Paris en lien étroit avec Air France et les autorités malgaches ». Une projection jusqu’au mois de mai a été faite. Une partie de l’opinion publique regarde d’un mauvais œil cet accord qu’elle considère comme « un passe-droit ».

La réduction de la liberté d’aller et venir au sein du territoire national par la mise en quarantaine de certaines circonscriptions n’a fait qu’ attiser encore plus l’ire des citoyens face aux voyages internationaux organisés. Sur les réseaux sociaux, des ressortissants étrangers regrettent que « les étalages permanents et ostentatoires », dans les réseaux sociaux des vols Air France « ont fini par agacer les autorités malgaches, à juste titre ». Un point de vu conforter par un responsable de l’ambassade de France, qui a réagit à cette publication.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  • Bonjour à tous,
    loin de moi l’idée de dénigrer qui que ce soit mais cette décision de fermer les frontières aurait dû être prise belle lurette. Un coup, on ferme mais on laisse « une petite fenêtre, pour laisser passer les « petits cos ». Une fois on ferme totalement. Une fois, c’est le moulin. Sincèrement, cela manque de maturité! Et cela n’est que mortel pour le petit peuple malgache. Je vais bien croire aux dires de M.le PRM qu’il se soucie grandement de l’état de santé de ses compatriotes mais ses actions vont à l’encontre de cette intention.
    On ne sait plus sur quel pied danser.
    Mais…mais les responsables directs, à savoir les DG (ACM – SANTE – les gens d’uniforme) et les ministres….que font-ils? Pourquoi ne pas prendre l’initiative (initiative = responsabilité, ce n’est pas à la portée des fantoches ni des marionnettes, eh oui)? Non je n’ose pas Aaaaaah!
    Sans rancune, et à bon entendeur salut