Décédé dans la matinée du 18 avril, Barthélémy Gilbert Manjakahery, professeur d’Histoire à l’université de Toliara, n’a pas eu le temps de dire au revoir au monde universitaire. L’enseignement était toute sa vie. Ses collègues et ses étudiants étaient ses amis. Il chérissait l’Histoire et l’Archéologie, ses terrains de prédilection. Il enseignait à Toliara, dans les universités d’Antananarivo, de Toamasina et partageait même son domaine qui est à la fois sa passion, outremer. « Dès qu’il conversait avec quelqu’un, il trouvait le moyen de placer quelque chose se rapportant à l’Histoire ou à l’Archéologie. Il était incontournable et constituait une véritable encyclopédie », témoigne son collègue, le Dr Armand Colin Ratsirisija, PHD, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de l’université de Toliara. Le professeur d’Histoire vouait une grande partie de ses recherches à la culture matérielle « Bara», faisant lui-même, partie de cette ethnie du Centre-sud, et en avait fait sa thèse à l’université de Paris I. « Ses recherches sur la culture Bara expliquaient surtout les relations entre les Hommes Bara et les zébus. Celles-ci montrent le chemin à emprunter pour faire développer cette région dans le domaine de l’Éducation, le côté social et économique. Il y a à peine un mois, nous avons effectué une visite de courtoisie aux autorités de la région Ihorombe pour discuter de la mise en place d’une université de proximité dans cette région », ajoute le Dr Armand Colin Ratsirisija. Outre les recherches sur cette ethnie, on lui doit des travaux archéologiques sur les sites à métallurgie d’Amoronkay, ou encore Analamanitra sur les Hautes Terres centrales, dans les hautes vallées de Menakompy, au Centre-sud, ou encore dans les pays Mahafaly et dans la vallée de Taheza. Figure internationale Titulaire d’un diplôme d’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), le professeur titulaire était membre de sociétés savantes telles que l’Académie nationale des arts, des lettres et des sciences, et présidait le Comité académique régional de Toliara. Il dirigeait également le Centre de documentation et de recherche sur l’Art et les traditions orales (Cedratom) de Toliara. Le scientifique Barthélémy G. Manjakahery a écrit des articles sur les Mégalithes dans la région Bara et sur la pharmacopée traditionnelle dans les îles du Sud-ouest de l’océan Indien. Il avait beaucoup travaillé avec des collègues internationaux, . Il a été brutalement emporté par une maladie. « La veille de sa mort, il jouait encore avec ses petits-enfants quand, soudain, il a été pris d’un malaise. A l’hôpital Manarapenitra, les médecins ont constaté un taux d’oxygène insuffisant dans le sang », explique un proche.
Décédé dans la matinée du 18 avril, Barthélémy Gilbert Manjakahery, professeur d’Histoire à l’université de Toliara, n’a pas eu le temps de dire au revoir au monde universitaire. L’enseignement était toute sa vie. Ses collègues et ses étudiants étaient ses amis. Il chérissait l’Histoire et l’Archéologie, ses terrains de prédilection. Il enseignait à Toliara, dans les universités d’Antananarivo, de Toamasina et partageait même son domaine qui est à la fois sa passion, outremer. « Dès qu’il conversait avec quelqu’un, il trouvait le moyen de placer quelque chose se rapportant à l’Histoire ou à l’Archéologie. Il était incontournable et constituait une véritable encyclopédie », témoigne son collègue, le Dr Armand Colin Ratsirisija, PHD, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences de l’université de Toliara. Le professeur d’Histoire vouait une grande partie de ses recherches à la culture matérielle « Bara», faisant lui-même, partie de cette ethnie du Centre-sud, et en avait fait sa thèse à l’université de Paris I. « Ses recherches sur la culture Bara expliquaient surtout les relations entre les Hommes Bara et les zébus. Celles-ci montrent le chemin à emprunter pour faire développer cette région dans le domaine de l’Éducation, le côté social et économique. Il y a à peine un mois, nous avons effectué une visite de courtoisie aux autorités de la région Ihorombe pour discuter de la mise en place d’une université de proximité dans cette région », ajoute le Dr Armand Colin Ratsirisija. Outre les recherches sur cette ethnie, on lui doit des travaux archéologiques sur les sites à métallurgie d’Amoronkay, ou encore Analamanitra sur les Hautes Terres centrales, dans les hautes vallées de Menakompy, au Centre-sud, ou encore dans les pays Mahafaly et dans la vallée de Taheza. Figure internationale Titulaire d’un diplôme d’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR), le professeur titulaire était membre de sociétés savantes telles que l’Académie nationale des arts, des lettres et des sciences, et présidait le Comité académique régional de Toliara. Il dirigeait également le Centre de documentation et de recherche sur l’Art et les traditions orales (Cedratom) de Toliara. Le scientifique Barthélémy G. Manjakahery a écrit des articles sur les Mégalithes dans la région Bara et sur la pharmacopée traditionnelle dans les îles du Sud-ouest de l’océan Indien. Il avait beaucoup travaillé avec des collègues internationaux, . Il a été brutalement emporté par une maladie. « La veille de sa mort, il jouait encore avec ses petits-enfants quand, soudain, il a été pris d’un malaise. A l’hôpital Manarapenitra, les médecins ont constaté un taux d’oxygène insuffisant dans le sang », explique un proche.