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Antananarivo – Le quotidien des riverains perturbé

Les  force  de l’ordre évacuent la foule à Soarano.

Des mariés bras dessus, bras dessous dans les rues d’Analakely, courant légèrement, on n’en voit pas tous les jours. Samedi, tous les couples qui ont officialisé leur union civile au premier arrondissement, à Soarano, ont été contraints de rejoindre le bureau de la mairie, à pied. Les véhicules qui transportaient les mariés n’ont pas pu circuler jusqu’à ce bâtiment. Les couples ont dû descendre à l’entrée du centre-ville, comme à l’entrée des tunnels, pour finir à pied le trajet. Certains invités qui n’avaient pas d’invitation sur eux, n’ont pas pu assister à ces cérémonies.

Ces couples et leurs invités font partie des rares personnes qui ont pu accéder au centre-ville, samedi. Des riverains qui travaillent à Analakely ou à Ambohijatovo ont été contraints de s’absenter. « J’ai avisé mon supérieur que je ne pourrais pas rejoindre mon lieu de travail, aujourd’hui, car on ne m’autorise pas à circuler. Cette absence peut impacter mon travail », lance un père de famille, bloqué à l’entrée du tunnel à Ambanidia. Même rentrer chez soi a été un vrai parcours de combattant pour ceux qui habitent autour d’Ambohijatovo. « Je suis sorti pour faire mes courses, et ils ne m’autorisent pas à rentrer chez moi », s’indigne Hery Rakotomalala, habitant d’Ambatonakanga. Il a dû chercher d’autres issues pour rentrer.

Tous les accès au centreville ont été bloqués, samedi, à cause de la manifestation annoncée par les meneurs de l’opposition. Des forces de l’ordre ont érigé des barrages partout. « Vous étiez déjà avisés de l’interdiction de circulation à Ambohijatovo », tentait d’expliquer un élément de force de l’ordre aux personnes qui insistaient pour circuler librement.

L’annonce de la manifestation de l’opposition et les mesures prises par l’Etat pour les interdire d’entrer à Ambohijatovo ou à Analakely, ont perturbé la vie des riverains. Les transporteurs ont changé de trajet, aucun véhicule de transport en commun n’a pu circuler dans le centre ville. Des magasins à Analakely ont fermé leurs portes. Les vendeurs de légumes à Analakely qui ont pu étaler leurs marchandises n’ont pas eu de bénéfices, faute de clients. Ce qui a créé de l’indignation.

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