Economie

Développement – L’agriculture inclusive appliquée à Andekaleka

Le représentant du FMI lors de sa visite chez Faly Rasamimanana. 

Miser sur la qualité de la production et apporter de la valeur ajoutée en construisant un label de référence. C’est pourquoi Horeb plaide pour pouvoir se faire une place à l’international.

Objectif commun. C’est à travers cette ligne de conduite que Faly Rasamimanana, fondateur d’Horeb a plaidé la mise en place d’un système de politique publique favorisant une croissance agricole inclusive devant le représentant résident du Fonds monétaire international, lors de la visite de ce dernier dans les locaux d’Horeb, à Toamasina. « Horeb est un système de référence de qualité qui fait profiter toute la chaîne de valeur ajoutée, du petit producteur à l’exportateur. C’est un label privé qui répond aux normes imposées par les marchés internationaux, tout en s’adaptant aux cultures et aux mentalités locales. Son objectif est de faire en sorte que les petits producteurs atteignent le niveau exigé par le marché international en fonction de leur réalité économique, sociale et politique », argue son fondateur.

Pour lui, le système est à même d’améliorer la production agricole qui est une des clés pour stabiliser la balance commerciale. Notamment avec le système d’agriculture contractuelle dans les zones environnant la localité d’Andekaleka. « À la base plusieurs acteurs s’alignent autour d’un objectif commun, dans une structure de coopérative rénovée où chaque membre que ce soit des producteurs, des techniciens, ou des acheteurs bénéficient d’un quote-part ou dividende correspondant aux apports et efforts déployés », détaille le fondateur d’Horeb.

Public-privé
Le système permettra alors de financer, durant l’année, le fonctionnement d’un dispositif mutuel assurant les soins médicaux-sanitaires, un système éducatif pour tous, des activités pour la sauvegarde de l’environnement, pour la meilleure qualité de vie de tous les acteurs de la chaîne de valeur. D’après Faly Rasamimanana, l’initiative sera à même d’éduquer et d’instaurer la bonne pratique environnementale aux producteurs d’Andekaleka tout en réduisant l’ensablement des fleuves et les débris de bois bouchant les artères vers les barrages, « l’idée étant de travailler de concert avec les élus communaux, et les responsabiliser aux pratiques environnementales». À l’instar de l’État, par la biais du ministère de l’Agriculture, le Gouvernorat, les communes et les fokotany en tant que facilitateurs et arbitres, et les paysans en tant que producteurs partenaires, les opérateurs économiques comme Horeb qui sont les acheteurs et metteurs sur le marché.