Faratsiho - Huit personnes brûlées et une autre tuée par balle


Neuf personnes ont été abattues dans un acte odieux de banditisme, vendredi, à Ankidaondrano Ambohiborona. Deux détenus sont fortement soupçonnés. Une affaire criminelle donnant du grain à moudre à la gendarmerie et à l’administration pénitentiaire. Neuf pertes en vie humaine ont é té déplorées dans une attaque armée perpétrée par une dizaine de malfaiteurs équipés de fusils et de couteaux. Cet acte qui dépasse l’entendement s’est passé vendredi vers 23h, à Ankidaondrano Ambohiborona, dans le district de Faratsiho. Les victimes étaient un homme de 43 ans, sa femme de 41 ans, leurs six enfants de 8 à 19 ans. Les bandits les ont empêchés de sortir et ils ont été brûlés vifs. Le frère du chef de famille qui tentait de les sauver a froidement été abattu par balle. Les criminels ont incendié une autre maison avant de repartir. Ils n’ont rien emporté. Cette localité, limitrophe des districts de Faratsiho et d’Arivonimamo, est isolée. Le mobile du crime repose sur une vengeance, selon les informations recueillies. Deux détenus et leurs trois coaccusés sont soupçonnés d’avoir été parmi les auteurs. « Tous les cinq ont déjà attaqué cette famille en 2018. Suite à une enquête diligentée par la gendarmerie, ils se sont fait arrêter. Ils ont été traduits au parquet, les deux ont été mis en détention préventive et les trois autres libérés provisoirement. Ils ont été jugés en novembre dernier au tribunal de première instance d’Antsirabe. Après une série de débats houleux à l’audience, le verdict est tombé, condamnant les deux prévenus à cinq ans de prison ferme et les autres à cinq ans de prison avec sursis », raconte la gendarmerie. Rocambolesque « Les accusés avaient proféré une menace contre la partie plaignante. Ils avaient promis de se venger. C’est la première raison de la suspicion par la famille », explique-t-elle. Une enquête a été menée tambour battant sur cette nouvelle affaire abominable. Pour vérifier la suspicion, les fins limiers sont allés voir les deux condamnés en prison. Ces détenus n’étaient pourtant plus là. Selon l’administration pénitentiaire, ils ont été transférés au camp pénal de Mahandraza Antsirabe. Les enquêteurs se sont alors déplacés vers cet endroit, mais ils ne les ont pas retrouvés. Cela confirme encore les indices glanés par les gendarmes. Cette affaire rocambolesque donne maintenant du fil à retordre aux responsables pénitentiaires. Hier, le directeur général de l’administration pénitentiaire s’est rendu à Antsirabe pour enquêter son personnel sur la libération des deux prisonniers. Un escadron dirigé par le commandant de compagnie est aux trousses des criminels.
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