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Sécheresse et famine – Le Sud peine à se relever

Amboasary Atsimo et Androy peinent à sortir de la famine et à se relever des impacts de la sécheresse. Trois mois après l’appel de détresse, lancé par leurs habitants, la situation reste la même. Le fléau continue à frapper le Sud. Des autorités locales rapportent des morts. « La semaine passée, cinq adultes de cinq ménages différents sont décédés, en consommant des fruits qui ne sont pas très recommandés. Affamées, ces personnes en ont mangé en grande quantité. Elles ont eu la diarrhée et n’ont pas survécu », rapporte le maire d’Ifotaka, dans le district d’Amboasary Atsimo.

À Tsivory, un homme âgé, très amaigri, est décédé dans la maison de la commune, cette semaine. « Des personnes dans la campagne meurent, presque chaque jour. Si des personnes attrapent des maladies, elles succombent rapidement, car elles sont déjà très fatiguées par le manque de nourriture », indique une autorité à Tsivory. La situation économique des ménages continue à se dégrader. « Les bétails n’ont plus de valeurs. Les zébus sont vendus à 70 000 ariary et les chèvres, à 7 000 ariary la pièce », explique le maire de Jafaro, dans le district d’Ambovombe Androy. Dans ce district, le prix du kapoaka du riz serait de 1 000 ariary, le kilo du manioc serait de 1 500 ariary. Sans sources de revenu, les villageois ne peuvent pas s’en procurer et se contentent du mélange d’argile blanche et de tamarin pour survivre.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) distribue des vivres aux ménages vulnérables à Androy et à Anosy. Beaucoup attendent ces vivres. Tous les ménages à Androy et à Amboa­sary Atsimo se sentent vulnérables et ont besoin d’aides. Le PAM a besoin de 35 millions de dollars pour aider près de neuf cent mille individus. Des membres du gouvernement sont à Anosy et Androy, ces derniers jours. Ils ont pour objectif de mettre en place des stratégies pérennes qui serviront à éradiquer la famine dans le Sud.

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