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Lutte contre les trafics – Les vols internationaux surveillés

Le  directeur  de  cabinet  de  la  Présidence,  Lova  Ranoromaro, s’est  déplacée  à  Ivato,  avant-hier.

Tout vol international transportant des passagers doit avoir les autorisations conjointes du Président et du Premier ministre. Une note de rappel adressée au ministre des Transports le réaffirme.

Vols internationaux : Confirma­tion formelle requise. Tel est l’objet d’une lettre signée par Valéry Monjavelo, secrétaire général de la présidence de la République. Une missive adressée à Roberto Tinoka, ministre des Transports et de la météorologie.

La lettre demande formellement au ministre Tinoka « de s’assurer que pour tous les vols internationaux transportant des passagers, et ce jusqu’à nouvel ordre, ces derniers doivent expressément recevoir les autorisations conjointes du président de la République et du Premier ministre ». La missive ajoute que cette mesure vise à s’assurer une lutte efficace contre le trafic des ressources minérales et des devises.

La rédaction de cette lettre et le fait qu’elle soit adressée expressément au ministre des Transports n’est pas fortuit, de prime abord. Le coup d’envoi de la réouverture progressive des frontières est prévu le 23 octobre. Jusqu’ici, les vols internationaux transportant des passagers qui décollent, exclusivement, de l’aéroport d’Ivato, sont soit des vols de rapatriement, soit des vols spéciaux.

Des faits autour de deux vols spéciaux, affrétés pour transporter une équipe de foot, prenant part à la Coupe de la confédération africaine de football (CAF), a défrayé les chroniques. Il y a eu, d’abord, le vol du 15 septembre. Des passagers, a priori « lambda », ont pris le vol spécial devant transporter l’équipe de foot qui avait un match à jouer en Zambie.

Faille

Un député qui devait être du voyage, le 15 septembre, a alors fait des vagues lorsqu’il a dû passer un double rideau de fouille. Selon les informations, ce jour là, l’élu avait été soumis à un protocole de lutte contre l’exportation illicite de ressources minières. La raison est qu’il « accompagnait huit ressortissants indiens, dont la destination finale prévue est Dubaï », indiquaient les sources.

Dubaï est réputée comme la principale destination des métaux et pierres précieuses exportés illicitement de la Grande île. Le fait qu’un groupe d’individus, bien qu’accompagné d’un élu, ait obtenu un passe pour prendre un vol spécial, pour une escapade à Dubaï, sans ordre de mission officielle, alors que les frontières sont toujours fermées a, d’autant plus, attisé les soupçons.

Le deuxième vol spécial qui a défrayé les chroniques était celui qui devait décoller, mardi après-midi. Suivant une consigne « émanant de la présidence de la République », une fouille minutieuse a été appliquée à chaque passager, chaque bagage à main et chaque bagage en soute. La fouille a été faite jusque dans l’avion. Ce qui a amené à la découverte d’un colis déclaré comme bagage à main à l’intérieur duquel se trouvaient des pierres précieuses d’une valeur estimée à 550 000 dollars.

La lettre signée par le secrétaire général de la présidence de la République est datée du 19 octobre. Soit le même jour que la découverte du colis de pierres précieuses qu’un ressortissant sri-lankais aurait tenté de faire sortir illicitement du pays. La missive souligne, par ailleurs, que « les autorisations conjointes », de rigueur pour les vols internationaux transportant des passagers ont été soulignés dans une précédente lettre datant du 14 septembre. Les autorisations seraient nécessaires pour chaque passager.

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