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Chronique

Le crime islamiste de trop

C’est où Conflans-Sainte-Honorine? Un prof d’histo-géo y été décapité parce qu’il a parlé de laïcité. Auteur de «Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école» (éditions Hermann, 2020), JeanPierre Obin, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, a rendu en 2004 un rapport alarmant qui fut ignoré. Il y révélait que des élèves juifs étaient obligés de fuir l’enseignement public pour échapper à l’antisémitisme islamiste et dénonce aujourd’hui les «lâcheté, complaisance, complicité idéologique» de l’islamo-gauchisme.

Conflans-Sainte-Honorine, c’est probablement en France, mais désormais une autre terre universelle meurtrie par la barbarie islamiste. À Louxor, le 17 novembre 1997, 68 touristes étaient assassinés par un commando islamiste qui croira accéder au paradis de mille vierges par un suicide collectif; Londres (22 mai 2013), Abidjan (13 mars 2016), Bagdad (3 juillet 2016), Nice (14 juillet 2016), Wurtzburg (18 juillet 2016), église de Saint-Étienne-du-Rouvray (25 juillet 2016, là-bas)…

«Hommage national», «Légion d’honneur»: n’étaitce pas déjà le rituel après l’attentat du 4 octobre 2019, où un converti tua quatre policiers à la Préfecture de police de Paris? Cet islamiste fréquentait une mosquée dirigée par un imam fiché S (fondamentalisme religieux), lequel avait fait l’objet d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français). Mesure qui ne fut pas appliquée. Déjà «connu des services de renseignements» et également «fiché S», un autre militant islamiste a pu rencontrer librement la principale du collège où enseignait le prof d’histo-géo, huit jours avant que ce dernier ne soit décapité. La France et ses contradictions: expulser cent imams salafistes, mais ouvrir les frontières à des millions de migrants dont certains sont des radicalisés infiltrés; fermer des mosquées fanatiques mais vouloir rapatrier des jihadistes partis combattre aux côtés d’Al-qaida ou Daech.

Si ces gens-là tiennent à vivre selon des normes incompatibles avec la liberté, que n’aillent-ils pas se réfugier en Arabie saoudite, où ils pratiqueraient entre eux le «salaf», «retour à la vie cultuelle des ancêtres», et seraient plus cohérents avec eux mêmes dans la démarche de «rupture avec l’Occident». Ou le reste du monde. Parce que c’est ainsi le concept de «Hijra», migration vers des terres musulmanes, loin des pays mécréants. Pourtant, dans cette France des droits-de-l’homme, des musulmans radicalisés ont migré vers Château neuf-sur-Cher, bourgade de 1500 habitants (l’imam tabligh a osé demandé qu’une entrée et une sortie séparées soient aménagées pour que les femmes musulmanes ne soient pas en contact avec les autres), à Saint-Uze, commune de 2000 habitants (une famille de six enfants refuse de scolariser les enfants dont les filles portent le niqab) ou Marvejol, 5000 habitants. Le phénomène a été révélé par France Info (23 janvier 2015) et a fait l’objet d’une question écrite au Sénat français (JO Sénat du 5 février 2015).

«Dans quelle France vit-on?»: par le passé, les immigrants étaient des Polonais, des Italiens, des Espagnols ou des Portugais populations européennes, blanches et chrétiennes, ce qui n’est pas indifférent pour l’intégration dans une société d’accueil elle même blanche et chrétienne.

«Dans quelle Allemagne vit-on?»: en 2015, deux millions de migrants débarquent en Allemagne. Aux élections régionales de mars 2016, les électeurs ont permis au parti AfD (Alternative pour l’Allemagne), eurosceptique et anti-immigration, de faire son entrée au Bundestag avec un score historique de 24,3% en Saxe-Anhalt. Pourquoi stigmatiser le racisme alors qu’une ville de 30.000 habitants, Neruppin dans le Brandebourg, a vu arriver 2 000 réfugiés moyen-orientaux ou nord-africains? Quelle société post-migratoire l’Allemagne se prépare-telle, sa composition ethnique, sa structure religieuse? Comment ne pas comprendre la peur derrière la naissance de PEGIDA (Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes) quand un cinquième de la population allemande est considérée immigrée ou ayant au moins un parent immigré ou étranger et que cette immigration est essentiellement musulmane?

«Dans quelle Europe vit-on?»: dans les années 1970s, nous raconte France Culture (10 juillet 2008), les lycéens apprenaient que l’identité spirituelle de l’Europe plongeait ses racines dans le sol de trois villes, Athènes, Rome et Jérusalem. Pourtant, en 2004, c’est un président français, Jacques Chirac, qui obtint que la référence aux «racines chrétiennes de l’Europe» soit retirée du projet de Préambule à la Constitution européenne. Reniement au nom de la laïcité. Dès 1987, la Turquie musulmane demandait son entrée dans l’Union Européenne et les négociations débutèrent en 2005. Mais, des questions historiques, démographiques et religieuses ont mis le processus «au point mort» surtout que son président «islamo conservateur» vient de symboliquement rouvrir au culte musulman l’ancienne basilique chrétienne de Sainte-Sophie (juillet 2020). Mais, d’ailleurs, une Europe, dont le pays le plus peuplé serait une nation musulmane, que lui resterait-elle d’Europe?

L’attractivité du monde occidental est celle de son mode de vie: liberté sexuelle, liberté vestimentaire, liberté alimentaire, liberté religieuse, liberté festive. Depuis le reste du monde, on accourt en nombre en profiter. Et le comble de l’absurdité c’est de s’enfermer dans un niqab alors qu’on prétend vivre en Occident.

Marche blanche, dépôt de gerbes de fleurs, loupiotes de deuil: c’est tout ce que «La République» oppose aux assassins islamistes. Faute de peine de mort, la police a, chaque fois, réussi à tuer les fanatiques islamistes avant que les droits de l’homme ne leur accordent des droits disproportionnés et absurdes au regard de leur crime.

Les incantations larmoyantes sur les «valeurs de la République» font rire les islamistes. Les discours de pseudo fermeté ne sont justement pas fermes. Quand une cité, quand un quartier, quand un département, sont extraterritorialisés, avec des lieux publics d’où les femmes sont exclues, ou que celles-ci déambulent tristement sous la camisole d’une niqab sinistrement noire, il est presque trop tard. Presque.

Auparavant, les éléments de langage récités en boucle étaient: «pas d’amalgame», «ne pas stigmatiser». L’assassinat odieux de l’enseignant a libéré la parole: «Non, le combat contre l’islamisme politique et le salafisme religieux n’est pas de l’islamophobie». Maintenant, la cohérence voudrait que les électeurs confient cette guerre à ceux qui ont de longue date dénoncé l’immigration au-delà du seuil de tolérance et l’islamisation des quartiers difficiles.

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