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Examen du baccalauréat – Deuxième chance pour les recalés

Il y aura encore de l’espoir pour les candidats qui ont raté la première session du baccalauréat. Des enseignants donnent des astuces.

Le désespoir se lisait sur le visage de certains candidats qui n’ont pas vu leur nom sur la liste des admis à l’examen du baccalauréat, samedi. Ils ne pensent pas que la deuxième session va changer les choses. « Ce n’est que maintenant que je vais refaire mes révisions. Je pense que je n’ai plus assez de temps pour me préparer. Je suis même sûr que le résultat sera le même », affirme Samir Roger, candidat recalé, rencontré au centre d’examen du Lycée Jean Joseph Rabearivelo à Analakely, samedi. Comme Samir, des candidats ne croient pas qu’ils vont réussir cette deuxième session. « Si je la réussis, c’est tant mieux. Si non, je retenterai ma chance l’année prochaine », indique Seheno, une candidate libre. D’autres reconnaissent qu’ils n’ont pas brillé tout au long de l’année scolaire.
Des enseignants indiquent toutefois que ceux qui ont raté la première session pourront encore se surpasser à la session suivante.

« Les recalés peuvent réussir la session spéciale », assurent des proviseurs et des enseignants d’établissements scolaires publics.

Contradictoire

Des enseignants ont donné des astuces aux candidats. « Ils peuvent se rattraper. Ils ont encore quatre jours pour réviser. Ils doivent faire des mises au point et se corriger sur les matières où ils n’ont pas été assez performants », avance Hajaina Ramanam­pamonjy, proviseur du lycée d’Ambohi­mangakely. Thierry Anjara­miharisoa, professeur de mathématiques, pour sa part, conseille aux candidats de renforcer la révision des points qu’ils n’ont pas maîtrisés.

« Les candidats doivent multiplier les exercices. Le mieux, c’est de faire un travail de groupe. Il ne faut plus s’attarder sur des sujets qui ont été déjà traités à la première session », recommande le proviseur du lycée Moderne Ampefiloha (LMA). Dans ce lycée, quelques enseignants de la série C ont accepté de faire des rattrapages pour ceux qui sont encore partant pour la deuxième session.

Si les enseignants des établissements publics sont plus positifs par cette session spéciale, ceux des écoles privées sont sceptiques. « Les candidats ont besoin d’au moins deux semaines pour se préparer à cette deuxième
session. Ces quelques jours ne sont pas suffisants. Surtout que les sujets vont être plus difficiles », avance un professeur de Français d’un lycée privé. Pour ces derniers, cette session spéciale ne va pas changer le résultat actuel.