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Secteur Extractif – Reprise des exportations des gemmes et pierres précieuses

Le ministre Olivier Herindrainy Rakotomalala annonçant la reprise des exportations des gemmes et des pierres précieuses.

La suspension des exportations de gemmes et pierres précieuses est enfin levée. Les opérateurs à l’export peuvent reprendre leurs activités.

Un ouf de soulagement pour les opérateurs en exportation de gemmes et de pierres précieuses. Le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Olivier Herindrainy Rakotomalala a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse au siège du ministère à Ampandrianomby, la levée de la suspension des exportations de gemmes et pierres précieuses. « L’exportation des gemmes et pierres précieuses reprend de nouveau à partir de ce jour (ndlr : hier). Une concertation a déjà eu lieu avec tous les opérateurs du secteur extractif et le résultat en est cette reprise des exportations. Beaucoup de réformes verront le jour touchant cette reprise, et ce sont les opérateurs qui les ont effectuées », a expliqué le ministre des Mines.

Selon toujours le ministre, cette suspension a causé des pertes tant pour les opérateurs que pour le développement du pays.

« Depuis 2019, il y a eu des problèmes au niveau de l’exportation des gemmes et des pierres précieuses. Le Covid-19 a accablé le fardeau des exportations, nous avons rencontré beaucoup de problèmes. Maintenant, nous sommes contents face à cette reprise », selon une opératrice en exportation de gemmes et de pierres précieuses.

Certificat de conformité

L’une des réformes adoptées concernant les exportations de pierres précieuses a été l’établissement de valeurs marchandes de référence.

« Les valeurs de référence ont été mises à jour pour la dernière fois en 2001. Cependant, le faible tarif de la valeur de référence a conduit à du manque à gagner pour les recettes publiques. Pourtant, le produit de nos exportations devrait aider à équilibrer notre monnaie dans la balance des paiements. Cette reprise aura de bonnes retombées tant pour notre macro-économie que pour la micro-économie », a ajouté le ministre.

Il a souligné qu’« en établissant ces nouvelles valeurs de référence, les opérateurs se sont penchés sur la qualité et le poids de la gemme pour en fixer en conséquence le prix. Si l’on considère les anciennes valeurs de référence, le prix d’un gramme était d’environ 20 000 ariary pour la plupart des gemmes, et le prix maximum était de 1 200 000 ariary. Désormais, selon les nouvelles valeurs de référence qui ont été fixées d’après la qualité et le poids de la gemme, des prix peuvent atteindre jusqu’à 200 dollars le gramme selon la qualité du produit ».

Outre l’adoption des nouvelles valeurs de référence, des mesures de prévention de la fraude ont également été prises en utilisant le nouveau certificat de conformité non falsifié qui comprend un QR Code.

« Tous les détails concernant les gemmes et pierres précieuses seront connus dans ce code et les auteurs de fraudes seront immédiatement saisis », a conclu le ministre.

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  • Ces mesures sont incomplètes: De principe, le dossier d’export exige la présentation du Laissez Passer LP1, surtout pour la production du Certificat de conformité par vos services. Comment fait-on , puisque l’octroi des permis reste suspendu ? Des mesures exceptionnelles ( ou particulières) pour exporter pour ce secteur? En tout cas, ce que désire l’ensemble du secteur minier est la levée des suspensions des permis qui perdure depuis 10 ans. C’est la revendication principale de l’ensemble du secteur. Ce dernier se meurt, et les mesures attractives manquent à ce nouveau code minier. Les investisseurs miniers sérieux s’inquiètent de la lourdeur de la fiscalité à Madagascar appliquée à ce secteur, et ils ne vont pas se bousculer à nos portes. Dans la réalité, nous avons besoin des investissements étrangers car la Mine coûte très cher en recherche et en investissement. Nos opérateurs nationaux sur place ne reçoivent pas des appuis bancaires locaux nécessaires à l’exploitation…..Le souci du Président Ratsiraka sur ce point reste en entier jusqu’à ce jour….depuis la seconde république jusqu’à ce jour.