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Rajoelina aux Nations Unies – Relance post-Covid et îles éparses au menu

Andry  Rajoelina  à  son  arrivée  au  siège  des  Nations Unies,  hier.

Le président de la République prononcera un discours à la tribune des Nations Unies, ce jour. La relance socio-économique post crise sanitaire, la mise en œuvre du PEM et le dossier îles éparses seront les principaux axes de son allocution.

Rendez-vous aux alentours de 18 heures. C’est l’annonce faite par la présidence de la Répub­lique sur sa page Face­book, hier. Une publication pour faire part du moment où Andry Rajoelina, président de la République, tiendra son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York.

Selon la présidence de la République toujours, le temps de parole du locataire d’Iavo­loha est prévu dans le même panel que Joe Biden, président des États-Unis, entre autres. Contrairement aux années précédentes, un Chef d’État malgache devrait prendre la parole devant une salle de séance pleine. L’allocution présidentielle sera axée sur trois principaux points, à savoir la relance économique post-Covid, la mise en œuvre du Plan émergence de Madagas­car et la poursuite des discussions avec la France sur les îles éparses.

«Un tournant décisif: Des solutions transformatrices face à des défis intriqués». Tel est le thème de cette 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. L’enchevêtre­- ment des multiples challenges imposés par la conjoncture mondiale post-crise sanitaire, mais également, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que les changements climatiques sont alors au centre des débats à New York. Comme l’indiquent diverses publications internationales, chaque État va présenter ses priorités, tout en discutant des enjeux mondiaux durant les échanges.

À s’en tenir aux thématiques communiquées par la présidence de la République, le discours de Andry Rajoelina, ce jour, sera dans la continuité de son allocution de l’année dernière. À l’Assemblée générale des Nations Unies, il y a un exactement, le locataire d’Iavoloha a lancé un appel à la solidarité internationale, dans le cadre du redressement post-Covid. Cette année, d’autant plus, le contexte socio-économique mondial est aggravé par les conséquences de la guerre en Ukraine.

Dossier incontournable

«C’est ici, aujourd’hui, que j’appelle à la solidarité des hommes, à l’unité des nations et à l’espoir commun de notre monde. C’est maintenant, dans de pareilles circonstances que nous avons besoin de l’entraide, de la cohésion qui est le ciment de notre organisation», a déclaré le président Rajoelina, l’année dernière, à New York. Un appel qu’il devrait réitéré ce jour. D’autant plus que dans le cadre de la relance, jumelée aux défis de développement, l’État compte présenter le Plan émergence de Madagascar (PEM), en octobre.

Sauf changement, outre le soutien à la relance et à la résilience face au contexte mondial, Andry Rajoelina pourrait profiter de la tribune des Nations Unies pour appeler à plus d’appui à la quête de développement des pays vulnérables. Dont le PEM, plan d’action sur lequel l’administration Rajoelina compte envoyer la Grande île sur l’orbite de l’émergence. Dans cette optique, il est probable que le locataire d’Iavoloha réitère, également, les défis qu’imposent les changements climatiques aux États insulaires comme Madagascar.

«Les vagues de sécheresses dans le Sud se font récurrentes, les sources d’eaux se tarissent et toutes les activités de subsistance deviennent quasi-impossibles. Mes compatriotes du Sud endurent le lourd tribut de la crise climatique à laquelle ils n’ont pas participé», a alors déclaré le président de la République, l’année dernière. Cette année, les conséquences dévastatrices des changements climatiques se sont aussi manifestées par les successions de violents cyclones en quelques jours.

Dossier incontournable dans les relations internationales de Madagascar, celui des îles éparses sera à nouveau soulevé par Andry Rajoelina dans son discours à l’Assemblée générale de l’organisation mondiale. L’année dernière, le locataire d’Iavoloha a été incisif sur le sujet et a demandé plus d’engagement des Nations Unies en faveur des revendications de la Grande île. «Une blessure encore douloureuse dans le cœur de mon pays et de mon peuple», sont des mots utilisés par le Chef de l’État l’année dernière.

«La décolonisation pourtant inachevée jusqu’à ce jour car la problématique des îles éparses n’a toujours pas été solutionnée et ce malgré deux résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies», avait déclaré Andry Rajoelina. Faisant référence aux négociations en cours au sein de la commission mixte sur les îles éparses, il avait ajouté, «j’ai bonne foi en une issue positive, juste et apaisée de ces travaux. Et j’invite notre organisation, les Nations Unies, à endosser son rôle pour veiller à cela de façon bienveillante et cohérente».

Durant une grande partie de l’année dernière cependant, les relations bilatérales entre Madagascar et la France étaient relativement tièdes. En cause, des sorties de Emmanuel Macron, président français, au sujet des îles éparses qui ont offusqué la partie malgache. Une rencontre entre Andry Rajoelina et son homologue français, le 27 août 2021, a toutefois mis à plat les différends. Le 29 août dernier, les deux hommes se sont une nouvelle fois entretenus au palais de l’Elysée, à Paris. «L’excellence», des relations entre les deux pays a été soulignée.

Bien que les communications officielles n’aient pipé mot sur le sujet, le dossier îles éparses a été évoqué durant la rencontre du 29 août dernier. Ce silence pourrait indiquer qu’en coulisse les négociations avancent. Une nouvelle réunion de la commission mixte devrait, d’autant plus, se tenir à Paris, en octobre. La conjoncture dans les relations bilatérales entre Madagascar et la France, actuellement, pourrait amener Andry Rajoelina à atténuer ses déclarations.

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  • Il n’a rien à faire là-bas si c’est pour jouer le ridicule avec son PEM en fin de mandat , un plan de relance post covid avec ses 32 stades et 8 gymnases et les îles éparses avec l’appui des Russes version Wagner au ban de la communauté internationale …