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Faits divers

Ambao-Boeny – Un dahalo tué, un officier et un couple blessés

Le fokonolona s’est calmé après la tentative de vindicte populaire.

Un couple a été attaqué et blessé, lundi, à Ambato-Boeny. Un des malfaiteurs a été tué par balle en tentant de s’enfuir. Un officier a été victime d’un jet de pierre.

Lundi soir a été agité à Ankijabe, Ambato-Boeny. Un vol à main armée suivi d’une arrestation a dégénéré. Bilan, une perte en vie humaine et trois blessés.

Il était environ 19h, des brigands au nombre indéterminé ont pris pour cible un couple. Ils ont fait intrusion chez eux et les ont brutalisés. Ne sachant pas agir discrètement, leur tapage a fini par casser les oreilles aux voisins. Ceux-ci se sont dépêchés d’alerter la gendarmerie du poste fixe local.

Peu de temps après, les éléments d’intervention ont débarqué. Ils ont appréhendé l’un des assaillants. Les autres, équipés de fusils et d’armes blanches, ont échappé au coup de filet. Ils ont pris le large dans le noir sans laisser la moindre trace. Ils n’ont pas eu le temps de ramasser quoi que ce soit.

Arrosés de balles

Ayant appris l’arrestation de l’un des scélérats, le fokonolona indigné s’est attroupé. Il voulait que le captif lui fut livré pour qu’il le tue sur le champ. Pour éviter le pire, comme ce qui est arrivé à Ikongo, la gendarmerie a décidé d’évacuer sans tarder le principal suspect. D’ailleurs, la foule hostile a commencé à s’en prendre à lui en jetant des pierres. Le commandant de compagnie d’Ambato-Boeny a reçu un coup en pleine tête. Il a été blessé.

Le malfrat, soustrait in extremis au lynchage, a profité de son transfert en lieu sûr pour essayer de se libérer. Il a ignoré les tirs de sommation effectués, obligeant les gendarmes à lui tirer dessus pour le stopper. Arrosé de balles, il a succombé à ses blessures.

Le couple victime du vol à main armée et de tentative de meurtre et l’officier ont été hospitalisés. Leur pronostic vital ne serait pas engagé, d’après les explications reçues du groupement de Boeny.

Personne parmi le fokonolona n’a rien eu. Les gendarmes, renforcés par la police nationale et le comité de sécurité villageoise, n’ont pas répliqué aux lapidations, autrement, les conséquences auraient été dramatiques. Ils sont actuellement aux trousses des fuyards. L’enquête va bon train.

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