Océan indien

Maurice : Tollé contre la situation à l’hôpital Victoria

Calvaire pour les femmes enceintes. Elles auront tout vu avant de pouvoir se faire consulter dans cet établissement hospitalier.

Elles en ont assez. Des femmes enceintes déplorent les conditions hygiéniques dans lesquelles elles doivent patienter lorsqu’elles ont un rendez-vous à l’hôpital Victoria, Candos. Des pigeons perchés sur le climatiseur, des crottes sur les chaises, un sol glissant, un langage «déplaisant» des infirmières de service…

Nous nous sommes rendus sur les lieux. Il est 7 h 30, un lundi. Et déjà, quelques femmes enceintes sont là, assises devant les cabinets de consultation. Par peur de représailles, elles ne souhaitent pas donner leur nom au complet. L’une d’elles, Priscilla, va devenir maman pour la première fois. Et depuis plus de six mois, elle fait le va-et-vient entre l’hôpital Victoria et sa maison.

D’emblée, elle avance qu’il est primordial d’arriver à l’hôpital le plus tôt possible. «Il faut qu’à 8 heures, vous ayez déjà déposé votre carte de rendez-vous. J’arrive à l’hôpital à jeun. Et plus tôt vous arrivez, mieux c’est.» Bien sûr, ce n’est qu’une théorie. Au fur et à mesure que la file d’attente s’allonge, force est de constater que le silence est rompu par le roucoulement des pigeons perchés sur les unités extérieures des climatiseurs.

Drôle d’hygiène

«Regardez ces bancs ! On voit des crottes de pigeon partout et on parle d’hygiène…» lâche une autre patiente.

Vers 8 h 15, un employé commence à nettoyer les trois toilettes qui se trouvent près de l’endroit où attendent les femmes enceintes. Sa tâche terminée, il déverse de l’eau sur le lieu de passage et ne prend même pas la peine de l’essuyer.

«Et si nous nous blessons, que va-t-il se passer ?» demande une autre jeune femme. Elle ajoute qu’on aurait pu laver les toilettes un peu plus tôt. Ce n’est qu’à 9 heures que les portes s’ouvrent. «Quelquefois, nous rencontrons des difficultés avec le personnel hospitalier. Certains ne savent pas nous répondre correctement. Et d’autres mélangent les dossiers», réplique l’une des patientes. (…)

«On quitte l’hôpital pas avant midi, parfois. S’il y avait un meilleur planning, peut-être que l’on ne rencontrerait pas autant de problèmes.»…

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