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Rencontres commerciales internationales – Madagascar au Biofach de Nuremberg

Le  ministre Harifidy Ramilison  et  les  responsables  de  l’EDBM.

Les produits bios de Madagascar connaissent un véritable succès en ce moment. Et leur présence au Biofach de Nuremberg va encore renforcer et consolider cette notoriété.

Une collaboration multipartite fructueuse. Sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, et avec l’appui technique et l’encadrement de la GIZ, du « Pôles intégrés de croissance », PIC, du projet Croissance agricole et sécurité foncière, Casef, et du programme Fihariana, onze entreprises malgaches, membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique, Symabio, participeront au salon Biofach à Nuremberg, en Allemagne, du 26 au 27 juillet.

Le salon Biofach est connu et reconnu à travers le monde, comme étant le plus grand rendez-vous consacré au secteur bio pour les produits alimentaires.

L’Economic developement board of Madagascar, EDBM dans ses rôles de facilitateurs, et d’interface, fera partie intégrante de la délégation malgache pour développer les réseautages et les approches avec les investisseurs potentiels, Biofach étant la plateforme élargie qui a comme vocation la création et l’essaimage des contacts internationaux et pour positionner les entreprises malgaches sur l’échiquier du marché hors de leur frontière.

Agriculture biologique

« Développer des partenariats dans le domaine de l’agriculture résiliente et dans le domaine de la recherche ». C’est la principale mission de cette délégation malgache. «Mada­gascar possède plusieurs atouts à faire valoir et des potentiels à exploiter à bon escient, avec des partenaires et investisseurs étrangers», soutient le ministre de l’Agriculture et de l’élevage Harifidy Ramilison, durant la présentation de cette démarche inclusive, associant opérateurs du secteur privé, des organismes de coopération et des entités étatiques.

La Grande île, selon les données disponibles, peut se prévaloir d’environ 66.000 hectares de parcelles certifiées biologiques qui peuvent générer pas moins de 5.800 tonnes de produits par an. Ceux-ci sont destinés à l’exportation vers l’Europe, dans leur grande majorité. Les modalités pratiques de l’agriculture biologique, faciles à maîtriser, sont à la portée de la plupart des producteurs, et de nombreux hectares de terres arables restent encore disponibles en faveur de l’essor de la filière, estime avec raison le ministre Harifidy Ramilison. Madagascar dispose déjà d’une loi sur l’agriculture biologique qui sert à son intérêt, à travers la production et la commercialisation des produits biologiques, poursuit-il.

Les statistiques partagées à la même occasion, ont révélé que les chiffres d’affaires de la filière bio suivent une courbe ascendante. Grâce à l’amélioration de l’accès au marché. Ils étaient estimés à 110 millions d’euros en 2019 contre 22 millions d’euros en 2009. La filière emploie 7.000 personnes dans 340 entreprises réparties sur 280 sites.

L’agriculture biologique, surfant sur la tendance du moment dans le monde, s’épanouit. Mais reste exposée aux aléas climatiques et à la destruction de l’environnement naturel, comme les feux de brousse. Il est aussi à prévenir une surexploitation qui débouche parfois sur la baisse de la qualité des produits proposés. Le Symabio entend faire le nécessaire pour éviter que ses acquis soient victimes de leur succès.

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