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Transports urbains – Les Bus class entrent en ligne

Le  Bus  class  devra  mettre fin  à la  gabegie qui  règne dans le transport urbain.

Présenté il y a quelques semaines, le Bus class entre en service demain. Une initiative de la CUA.

Cette fois-ci, l’essai sera transformé. Les Bus-class annoncés depuis des mois vont sillonner les rues de la capitale dès demain. Il n’est pas question d’ouvrir de nouvelles dessertes servies par des coopératives de taxi-be créées au passage, expliquent et précisent les promoteurs. Ces véhicules flambant neufs, aux couleurs et à l’effigie de la commune urbaine d’Antananarivo, CUA, se veulent être un variant plus confortable, moins crasseux que leurs abominables ancêtres. Objets des critiques et des récriminations des usagers, pris en otage tous les jours. Ces Bus-class, do tés de connexion WIFI, vont tenter de rompre avec les mauvaises habitudes du moment. Ils ne s’attarderont pas aux arrêts intermédiaires, réduits de moitié, limiteront le nombre des passagers, suivront l’itinéraire original sans faire le traditionnel demi-tour, au gré du « feeling » du chauffeur…

Ces nettes améliorations ont un coût. Elles reviendront à 1 500 ariary le siège. Soit trois fois plus que le ticket complet d’un « taxi-be canal historique ». Le régime HVM a voulu lancer les bus intelligents. Mais ils ont disparu de la circulation aussitôt après « le tour de formation », comme on dit dans le jargon d’un Grand prix de formule 1. Ils auraient été trop grands pour les rues étroites de la capitale. Un argument qui ne tenait pas la route. Les cars Ikarus, venus tout droit de la lointaine Hongrie, durant les années fastes de la révolution socialiste, étaient de véritables mastodontes. Ils n’ont pas eu de difficulté majeure à se faufiler dans ces labyrinthes étriqués, qui n’ont pas connu d’élargissement depuis.

Il reste à atteindre le seuil de rentabilité financière de ces bijoux du transport public, laissé au bon vouloir du secteur privé. Un cas unique dans le monde. En fait, ce service communautaire par excellence devrait plutôt générer un déficit financier abyssal. Mais ici, comme tout va de travers, ces minibus d’une autre génération sont condamnés à faire des profits. Au risque de partir vers une voie… de garage. Surtout avec une éventuelle révision à la hausse des prix du carburant.

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