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Santé – Les soins palliatifs demeurent vulnérables

Soulager la douleur des personnes atteintes d’une maladie grave, en phase terminale, s’applique à Madagascar. La prise en charge se fait timidement.

 

Des proches des mala­des en soins palliatifs ont des difficultés à trouver les médicaments nécessaires. Cela fait un an, que trois produits d’antalgique palier III, sur le Circuit et approvisionnement des antalgiques/morphiniques dans les CHU, ont disparu du marché, selon la présentation du Dr Tendry Rafieferantsoa, pharmacien au centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha, lors de la conférence sur les soins palliatifs et douleurs. « Les demandes sont encore rares. Du coup, l’appel d’offre n’intéresse pas les grossistes», explique-t-il. C’était à l’amphithéâtre du CHU JRA à Ampefiloha, hier, dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de l’Organi­sation non gouvernementale (ONG) Douleur sans frontière (DSF) à Madagascar.
Ces produits sont spécialisés pour des enfants, des adultes qui souffrent de cancer ou d’autres maladies engendrant de grandes douleurs, non hospitalisés mais en soin à leur domicile, dont du sirop et du comprimé. L’un de ces anti-douleurs vient d’être remis sur le marché, dans le courant de cette semaine. Mais des patients souffrants doivent encore prolonger leur séjour à l’hôpital pour atténuer leur maux. « Il n’y a pas de problèmes pour les malades hospitalisés car il y a des médicaments injectables pour eux », enchaine le Dr Tendry Rafieferantsoa. Ceux qui n’ont pas les moyens doivent supporter une grande souffrance chez eux, les médicaments ne sont pas gratuits.

Quatre mille patients
Les soins palliatifs demeurent vulnérables chez nous, malgré les multiples activités de l’ONG DSF et le ministère de la Santé publique dans ce domaine. Il nous manque des équipements médicaux, des spécialistes, des médicaments, des centres de prise en charge. Il n’y a, par exemple, que vingt-six médecins répartis dans toute l’île qui se chargent des malades. La capacité d’accueil de l’école de formation est encore limitée, faute de moyen. Le centre national de lutte contre la douleur n’existe qu’au CHU Androva Mahajanga, celui d’Analan­kininina Toamasina et au CHU JRA Antananarivo.

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