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Environnement – La révision des textes indispensable

Certains textes sur les infractions forestières qui datent de plusieurs années, peuvent présenter une entrave à la protection de l’environnement. La « transaction avant jugement » que le ministère de l’Environ­nement et du développement a, récemment, appliqué dans une affaire de trafic de lézard, de caméléon et de mille-pattes, commis par « un chinois », fait partie des textes qui devraient être révisés, selon Nanie Ratsifandri­hamanana, directeur national du Fonds mondial pour la nature (WWF). «Les contextes d’antan et ceux d’aujourd’hui sont très différents. Il est temps de réviser tous les textes. Avec la transaction avant jugement, certaines personnes peuvent interpréter qu’elles peuvent être acquittées facilement. L’Etat doit être ferme dans la protection de sa biodiversité», explique-t-elle, hier.
Le WWF a, surtout, sollicité la condamnation de tous les trafiquants d’espèces protégées, entre autres, les trois personnes inculpées dans le trafic de dix mille tortues radiées dans le sud de Madagascar, en 2018. Elles ont écopé d’un emprisonnement de 6 ans, d’un amendement de 100 000 000 d’ariary et de dommages et intérêts de 30 000 000 ariary. Cette affaire passera à nouveau devant le tribunal de Première instance de Toliara, demain.
Les trois personnes « condamnées » dans cette affaire ont fait appel. Elles sont insatisfaites du verdict. Ces inculpés ont, avant cela, demandé une liberté provisoire, mais n’ont pas obtenu gain de cause. Le WWF soutient à ce que « justice soit faite ». Pour ces intervenants dans la protection de l’environnement, cette affaire ne doit pas s’arrêter à la condamnation de ces trois personnes. « Les enquêtes doivent se poursuivre pour trouver les commanditaires. Il y a, certainement, un réseau de trafiquants derrière tout ça », souligne Tiana Ramahaleo, directeur de Conservation auprès du WWF.