Faits divers

Clandestinité – Onze Africains interceptés

La gendarmerie de Nosy Be conduit les Burundais en 4x4 pour être déférés  au Parquet, hier.

voulant rejoindre Mayotte, deux Rwandaises et neuf Burundais ont été interceptés sur leur traversée dans la Diana, depuis le 5 mai.

Fin de traversée. Une série d’interpellations des migrants africains a été effectuée dans la région de Diana, leur plaque tournante, depuis dimanche
5 mai. Informés de la présence d’un groupe de personnes suspectes dans la forêt d’Andinaka Ambohimena, à Ambanja, les gendarmes s’y sont aussitôt rendus. Ce jour-là, selon le commandant de brigade (CB) locale, ils sont tombés sur une Rwan­daise dont l’équipe venait de partir. Au cours de la recherche, ils ont croisé et interpellé une autre en pleine ville d’Ambanja. « Lors du contrôle de ces étrangères, elles ont bel et bien des passeports. Pourtant, leur visa touristique est déjà expiré », raconte le CB.
Pas plus tard que mardi 14 mai, la gendarmerie de Nosy Be, toujours dans la Diana, a délogé neuf Burun­dais dont quatre enfants dans une maison en bois, à Antanamitarana Dzamandzar. Parmi eux, seuls deux sont réguliers, mais leur visa expirera bientôt. « D’autres n’en disposent point, alors qu’ils ont affirmé être des touristes, au moment de l’interrogatoire », indique le commandant de compagnie de la gendarmerie de Nosy Be.
Le propriétaire de la maison, où ces Africains ont été hébergés, a pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Il reste toujours en cavale.

Nationalité
Les enquêteurs commencent actuellement à découvrir le réseau de ce voyage clandestin « organisé » à destination de Mayotte.
« En fait, ces passagers envoyaient d’abord un pionnier à Mayotte. Puis, ils le rejoignent plus tard lorsqu’il y est bien installé. Le périple depuis Nosy Be prend cinq ou six heures environ », relate un confrère mahorais.
Pour ces onze nouveaux migrants, ils ont successivement atterri à Ivato en avril. Puis, ils ont pris un taxi-brousse pour Diana où ils sont restés cachés pendant quelques jours. Ils ont compté mettre le cap sur l’îlot voisin. « Ils croient qu’ils vont facilement obtenir la nationalité française là-bas », précise l’officier supérieur. Comme les deux Rwandaises, les neuf Burundais ont également été conduits au Parquet à l’issue de leur garde-à-vue.

 

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  • Ils croient qu’actuel le gouvernement ne travail pas comme avant et jamais ils seront attrapés par la police ! Qu’ils subissent toute chose méritante et exclus du pays sans bagage !