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Editorial

Brain drain

La nouvelle a de quoi laisser incrédule. Désiré Razafindrazaka le grand homme de la culture et de la musique a rejoint la liste des victimes de la Covid-19. Une disparition d’autant plus incroyable qu’il y a cinq jours Désiré était encore bien portant. C’est dire la fulgurance de cette maladie. C’était aussi le cas du grand monsieur de la décentralisation Parfait Andrianitovina ( voir hommage du Sefafi) décédé en l’espace de deux jours. À croire que le variant sud-africain a pris une autre nationalité. Certains affirment que les signes ressembleraient à ceux du variant brésilien. Si c’était le cas, cela fausserait toutes les recherches effectuées par le comité scientifique concernant les vaccins appropriés au variant sud-africain.

Dans un premier temps, le choix s’était fixé sur le vaccin américain Johnson & Johnson dont des commandes auraient été passées, mais l’option prise a été vite détruite par les faits étant donné que plusieurs pays comme les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Afrique du Sud ont arrêté leur campagne de vaccination avec ce type de vaccin qui cause une coagulation. Du coup le gouvernement a fait d’autres choix sur les autres types tout en sollicitant l’appui des opérateurs privés dans cette opération.

Il est clair que l’État ne pourra pas supporter une campagne de vaccination gratuite pour vingt-cinq millions d’habitants avec un rappel. Le coût d’un vaccin varie de 20 à 50 euros. Or si la campagne n’est pas entière du moins couvre une grande partie de la population, il est difficile de se débarrasser du virus.

Pour le moment, le vaccin semble a priori le meilleur moyen pour se protéger contre la Covid-19 même si les remèdes traditionnels améliorés peuvent la guérir à en juger les divers témoignages.

Il trouver coûte que coûte et dans les meilleurs délais les moyens pour arrêter ce massacre des élites du pays. En quelques jours on a perdu plusieurs cerveaux. À croire qu’il y a « brain drain » vers d’autres cieux. Autrement, à l’issue de la pandémie il ne restera plus que des bons à rien que nous sommes et un pays d’acculturés. Le développement s’éloignerait davantage. On reviendrait plusieurs siècles en arrière. À moins que la Covid-19 ait tout anéanti. Ce qui n’est pas une hallucination.

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