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Filière riz – Des pistes de développement en réflexion

La filière riz connait une légère amélioration encourageante. 

L’exode urbain provoqué par le risque de propagation du Coronavirus devra améliorer la production rizicole à la prochaine campagne. De bonnes idées émergent.

Tirer une meilleure leçon. C’est ce à quoi les acteurs de la filière riz réfléchissent en cette période de confinement. La denrée stratégique devra connaître en effet une meilleure gouvernance au constat des expériences vécues par toute la chaîne durant cette période de crise sanitaire. L’exode urbain a-t-il amélioré la production, de même que le mode de transport aléatoire ou encore l’état d’un marché réduit ? C’est encore trop pour tout confirmer mais le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP) annonce en tout cas, une augmentation de production de paddy de 10% par rapport à 2019 (de 4 231 145 tonnes à 4 680 630 tonnes en 2020).

Une production locale de 450 000 tonnes de riz blanc est estimée en juin 2020, provenant des six régions productrices. Mais 22000 tonnes de riz ont été encore importées aux derniers chiffres de fin mars 2020. L’actuelle période de récolte devrait alors repousser la quantité de riz à importer et on promet de travailler dans ce sens. L’aspect stratégique et politique du riz reste d’actualité. Ailleurs, on demande toujours mieux.

« La gouvernance ne concerne pas seulement l’exécution du programme du ministère mais devra impacter jusque chez nous agriculteurs, nos attentes, nos problèmes au quotidien », explique Hajatiana Ravalison, riziculteur du côté d’Anjozorobe.

Communication

Il demande une amélioration de la communication, une meilleure manière de faire parvenir les idées de la coopérative dans laquelle il est membre depuis une quinzaine d’années. « Les coopératives servent de force de proposition pour que les divers maillons de la chaîne puissent réagir, mais nous manquons trop souvent d’interlocuteurs », ajoute-t-il. Pour la Plateforme de concertation et du pilotage de la filière Riz (PCPRiz), il est essentiel de créer des dispositifs de concertation et de dialogue inter-acteurs pour une répartition des tâches. « Quand le marché manque d’offre, l’État tend à faire appel aux opérateurs importateurs pour combler le manque alors que nombreux riziculteurs possèdent encore une quantité importante de riz mais malheureusement non connue, faute de concertation et de communication. Le principal défi est de rendre cette communication inter- plateforme fluide au moyen de langage connu par tous les acteurs», avance Hasinambintsoa Masezamana, secrétaire exécutif de la PCPRiz.

Il se base également sur le concept que la gouvernance de la filière riz qui débute de la préparation de la culture jusqu’au consommateur final. Mais l’autonomie rizicole dépendra en outre de la refonte des politiques sur les semences et engrais de qualité ainsi que de la mécanisation agricole, sans oublier la problématique éternelle du foncier. L’État s’engage à mettre en place un mécanisme de couverture financière des coûts des intrants ou encore de la digitalisation de la filière Riz. Attendons de voir.

 

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