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Coronavirus – La vente à l’international du covid-organics envisagée

L’IMRA s’est basé sur les recherches bibliographiques pour conclure l’efficacité du produit.

À peine sorti des laboratoires, certains pays lorgnent déjà sur la fameuse tisane contre le covid-19. Une exportation massive du produit n’est pas à exclure.

Des demandes à l’appel. « Un bon nombre de pays occidentaux sont d’ores et déjà intéressés par notre remède », a lancé Andry Rajoelina, président de la République, hier, à Avarabohitra, lors de la présentation officielle du Covid-Organics (CVO). Une façon pour le chef de l’État de laisser entendre une possible commercialisation de ce médicament au niveau international. Le produit qui passera sur la chaîne de la grande distribution d’ici demain dans des bouteilles d’un litre, de trente-trois centilitre, d’un paquet de quatorze tisanes ou encore sous forme de décoction. « La production et la commercialisation du CVO sont entièrement prises en charge par l’État à l’image de la distribution de nivaquine ou de chloroquine à l’époque. Les bénéfices iront directement à l’Institut malgache des recherches appliquées (IMRA) pour renforcer les travaux de recherche et de développement des produits pharmaceutique malgache. Il s’agit de fournir des remèdes à la portée de toutes les bourses », souligne le président de la République qui assure que des résultats probants ont été enregistrés sur les premiers cas de coronavirus testés dans le pays puisque ces derniers ont tous été guéris grâce à la prise du CVO. Le litre de la fameuse potion sera mis en vente à trois mille ariary, la bouteille de trente-trois centilitre s’achètera à mille cinq cent ariary. Tandis que les consommateurs devront débourser dix mille ariary pour la boite de tisane.

Gratuité

La variante sous forme de décoction sera destinée à la distribution gratuite au niveau des Fokontany pour les ménages les plus démunis. Distribution gratuite qui se fera en priorité dans les régions en présence de cas confirmés à l’instar d’Analamanga, Atsinanana et Haute Matsiatra. « Nos produits ne détruisent pas le virus, mais aident à renforcer l’immunité. Cependant les essais cliniques affichent une tendance sur les vertus curative du CVO. Cependant, sa prise devra être soumise à un certain nombre de conditions», explique Charles Andrianjara, directeur général de l’IMRA. Jusqu’ici, deux cas de guérisons après la prise du CVO ont été confirmés. Auparavant, l’IMRA a déjà sorti des médicaments de renom à l’instar de la crème de protection cutané « Madecassol ». Reconnaissance qui aura suffi à des pays optimistes à faire appel l’importation de ce médicament sur leur territoire. La commercialisation à l’international reste ainsi la meilleure option pour rentabiliser le produit dans la mesure où la gratuité est de mise au niveau de la distribution locale pour les consommateurs dans le besoin et qui constituent la majeure partie de la population malgache.