Océan indien

Comores – Présidentielle – Mahamoud Ahamad enchaine les meetings

Le candidat Mahamoud Ahamada lors d'un meeting dans le village de Mitsamiouli, le 18 mars.

La présidentielle anticipée se tiendra ce dimanche 24 mars. Le principal adversaire du président sortant, Azali Assoumani, se demène pour se faire connaître auprès des électeurs.

Les candidats n’ont plus que quelques jours pour parcourir le pays avant la présidentielle de dimanche. Mardi 19 mars, Mahamoud Ahamada a tenu une série de meetings à Grande Comore. L’avocat a le soutien du grand parti d’opposition Juwa, de l’ancien président Sambi. Alors que le candidat officiel du mouvement a vu sa candidature invalidée, Juwa a choisi de soutenir Mahamoud Ahamada, pourtant débutant en politique.

Mahamoud Ahamada est un novice, et le voilà pourtant directement projeté dans l’arène de la présidentielle. Pour Abdourahman Moussa, habitant de Mkazi, pas besoin d’avoir une expérience politique pour l’emporter. « Il nous a montré que c’était un homme de confiance. Je voterais pour lui et je me battrais pour lui. Pour diriger un pays, on n’a pas besoin d’être un politicien. Beaucoup d’hommes politiques sont passés par ici et on n’a rien vu. C’est la
raison pour laquelle on a choisi un homme de droit qui va faire évoluer ce pays. »

Défaite cuisante
Juriste de 49 ans, Mahamoud Ahamada comble son déficit de notoriété en enchaînant les meetings. Mouheddine Abdoulfatahou, étudiant de 23 ans, est déjà convaincu. « Nous, aux Comores, quand on choisit quelqu’un, on le regarde depuis son enfance. On sait déjà que c’est un homme merveilleux. Vous voyez déjà la foule ici ? C’est juste pour ce village. Donc s’il y a des gens qui veulent tricher, par exemple, on les attend. »

Mahamoud Ahamada semble en tout cas avoir pris goût à la politique et sa rhétorique. Il voit même le président sortant subir une défaite cuisante. « Si les résultats se passent comme le peuple va voter, Azali n’est pas au second tour, il est très loin derrière. Certes, il est au pouvoir, mais la population n’a plus besoin d’Azali. »

© RFI