La pression des opérateurs touristiques de rouvrir les frontières a été très forte en 2021.Mais les touristes ne viennent pas encore en nombre depuis l’ouverture en novembre. Déception. « Le tourisme n’est pas seulement morose, il est cuit. C’est une catastrophe sans précédent» s’exprime Patrick Garcia, propriétaire gérant de l’Ifaty Beach Club, un hôtel trois étoiles à Ifaty, Toliara. L’établissement a du mal à retrouver ses 100% de taux d’occupation d’avant 2020 en haute saison. Il a quand même eu des clients au mois de décembre dernier mais le nombre est très loin des attentes d’avant l’ouverture des frontières au mois de novembre 2021. L’hôtel Sable blanc de Nosy-Be a connu un taux d’occupation de moins de 10% depuis le mois décembre dernier alors qu’il a l’habitude de connaître une affluence à près de 70% sur la même période avant la pandémie. L’ouverture des frontières n’a pas drainé du monde comme les opérateurs touristiques l’auraient souhaité. Celle-ci se fait de manière progressive avec des nombres de vols restreints. Les touristes ne représentent que 10% des places dans les avions en moyenne. Les compagnies aériennes et les lignes desservant l’Europe vers Nosy-Be directement, ou depuis l’Afrique et l’Asie vers la grande île ne sont pas encore autorisées par l’Etat malgache à opérer. Conditions Peu de touristes étrangers s’intéressent aux lignes par correspondance passant par Antananarivo pour rejoindre Nosy-Be. Le ministère des Transports annonce que des réunions sont menées pour « la réouverture effective des frontières » et une rencontre a eu lieu entre les hauts responsables du ministère et de l’ambassade de l’île Maurice entre autres. Il a été indiqué également que Nosy-Be pourra accueillir des bateaux de croisière. Ce qui laisse encore sceptiques quelques opérateurs. Ce moyen de transport est quelque peu démotivant en raison des cyclones qui se créent dans l’océan indien. La plupart des bateaux sont en provenance de l'île Maurice à destination de l’Afrique du Sud ou de l’Europe ou des Etats-unis. Selon des analystes, Madagascar devra attendre cinq ans, soit 2027 au plus tôt, pour retrouver ses 350 000 touristes de l’année 2019. Pour cause de pandémie, le Tourisme représente -0,3% du PIB alors que le secteur assure pourtant 7% du PIB en temps normal. Le tourisme n’a généré que 7, 3 millions de DTS au premier semestre 2021 pour 95 millions de DTS sur la même période en 2020. Les bonnes conditions météorologiques sont nécessaires à la relance bien que l’Office du Tourisme de Madagascar ait proposé des activités faisables en période de pluie à Madagascar. « Le secteur demande des transports aériens domestiques en bonne santé, des infrastructures d’accueil adéquates. Peu d’entre nous, pour ne pas dire personne, peut investir dans des réhabilitations ou des nouvelles constructions d’hôtels. C’est un cercle vicieux » raconte Olivier Manantsoa, opérateur hôtelier dans la région Vakinankaratra. La relance effective du tourisme dépend également de la stabilité politique et de la gouvernance du pays. Il faut un tout pour redorer la destination Madagascar.
La pression des opérateurs touristiques de rouvrir les frontières a été très forte en 2021.Mais les touristes ne viennent pas encore en nombre depuis l’ouverture en novembre. Déception. « Le tourisme n’est pas seulement morose, il est cuit. C’est une catastrophe sans précédent» s’exprime Patrick Garcia, propriétaire gérant de l’Ifaty Beach Club, un hôtel trois étoiles à Ifaty, Toliara. L’établissement a du mal à retrouver ses 100% de taux d’occupation d’avant 2020 en haute saison. Il a quand même eu des clients au mois de décembre dernier mais le nombre est très loin des attentes d’avant l’ouverture des frontières au mois de novembre 2021. L’hôtel Sable blanc de Nosy-Be a connu un taux d’occupation de moins de 10% depuis le mois décembre dernier alors qu’il a l’habitude de connaître une affluence à près de 70% sur la même période avant la pandémie. L’ouverture des frontières n’a pas drainé du monde comme les opérateurs touristiques l’auraient souhaité. Celle-ci se fait de manière progressive avec des nombres de vols restreints. Les touristes ne représentent que 10% des places dans les avions en moyenne. Les compagnies aériennes et les lignes desservant l’Europe vers Nosy-Be directement, ou depuis l’Afrique et l’Asie vers la grande île ne sont pas encore autorisées par l’Etat malgache à opérer. Conditions Peu de touristes étrangers s’intéressent aux lignes par correspondance passant par Antananarivo pour rejoindre Nosy-Be. Le ministère des Transports annonce que des réunions sont menées pour « la réouverture effective des frontières » et une rencontre a eu lieu entre les hauts responsables du ministère et de l’ambassade de l’île Maurice entre autres. Il a été indiqué également que Nosy-Be pourra accueillir des bateaux de croisière. Ce qui laisse encore sceptiques quelques opérateurs. Ce moyen de transport est quelque peu démotivant en raison des cyclones qui se créent dans l’océan indien. La plupart des bateaux sont en provenance de l'île Maurice à destination de l’Afrique du Sud ou de l’Europe ou des Etats-unis. Selon des analystes, Madagascar devra attendre cinq ans, soit 2027 au plus tôt, pour retrouver ses 350 000 touristes de l’année 2019. Pour cause de pandémie, le Tourisme représente -0,3% du PIB alors que le secteur assure pourtant 7% du PIB en temps normal. Le tourisme n’a généré que 7, 3 millions de DTS au premier semestre 2021 pour 95 millions de DTS sur la même période en 2020. Les bonnes conditions météorologiques sont nécessaires à la relance bien que l’Office du Tourisme de Madagascar ait proposé des activités faisables en période de pluie à Madagascar. « Le secteur demande des transports aériens domestiques en bonne santé, des infrastructures d’accueil adéquates. Peu d’entre nous, pour ne pas dire personne, peut investir dans des réhabilitations ou des nouvelles constructions d’hôtels. C’est un cercle vicieux » raconte Olivier Manantsoa, opérateur hôtelier dans la région Vakinankaratra. La relance effective du tourisme dépend également de la stabilité politique et de la gouvernance du pays. Il faut un tout pour redorer la destination Madagascar.