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Mayotte-Madagascar – Un bureau de coopération s’ouvre

Mohamed Siddi parlant des liens étroits entre Madagascar et Mayotte dans tous les domaines.

L’île de Mayotte installe son bureau de coopération à Antananarivo, désormais ouvert au public, et utile aux opérateurs. Inauguré hier, à Ambatomena dans l’enceinte de l’ambassade française, ce bureau est opérationnel avec la présence d’un conseiller. Département français, Mayotte tisse des liens séculaires avec Madagascar en termes de commerce maritime et d’échanges. « C’est le coût du fret et du transport aérien qui reste problématique », affirme Mohamed Siddi, vice-président du conseil départemental de Mayotte, en charge de la coopération. Venu à l’inauguration avec l’ambassadeur Christophe Bouchard, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian évoque l’importance d’une « diplomatie des territoires », tout en soulignant « la diplomatie indopacifique de la France ». Le rattachement de Mayotte à la France n’a changé en rien ses relations avec Madagascar, déjà que Mayotte a des accords de coopération avec quatre régions au Nord de Mada­gascar que sont Sava, Diana, Sofia et Boeny.

Echanges

Plusieurs opérateurs économiques de Madagascar dans tous les domaines sont venus à l’ouverture du bureau mahorais de coopération. « Année Malagasy, 2020 sera riche à Mayotte en événements faisant référence à Madagascar. De la Grande île sont sortis plusieurs diplômés de Mayotte dont l’actuel président du conseil départemental », précise Mohamed Siddi.

Douze mille habitants sur deux cents cinquante mille sont des Malgaches à Mayotte et la majeure partie des Mahorais ont une ascendance malgache. Chaque jour, au port de Mahajanga, des boutres et navires partent vers Mayotte avec, à bord, des marchandises et personnes, reflétant, par là, la persistance d’échanges économiques intenses entre deux peuples insulaires. « Mayotte n’exporte rien vers Madagascar, par contre, car les produits n’y suffisent pas à nourrir la population locale. Mais plusieurs Malgaches viennent se former au plus important lycée agricole de l’île et parmi eux, se trouvent ceux qui poursuivent leurs études en France et y brillent », selon toujours Mohamed Siddi.

La communauté mahoraise à Madagascar reste présente dans l’enseignement, si l’on fait référence aux étudiants mahorais en formation à Madagascar. Les coopérations entre Mayotte et les quatre régions de Mada­gascar touchent jusque-là aux secteurs de la santé, de l’agriculture, de la formation, mais aussi de l’électrification rurale. L’exportation vers Mayotte profite à beaucoup d’opérateurs malgaches et l’ouverture d’un bureau de coopération, au cœur même de la capitale, va permettre la facilitation des formalités et procédures administratives nécessaires.