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INONDATIONS AU NORD-EST – Le district de Maroantsetra sous l’eau

Ceux qui n’ont pas pu quitter leurs maisons ont été récupérés avec un canoë.

La région d’Analanjirofo a été frappée par des inondations, après le passage du Cheneso. Les sinistrés appellent à l’aide.

24 heures après l’atterrissage de Cheneso, plusieurs villages du Nord-Est se trouvent encore dans l’eau. Les fortes pluies apportées par ce cyclone ont inondé les communes d’Ambinanitelo, d’Ankofa et de Mariarano, dans le district de Maroantsetra. « Le niveau de l’eau commence à diminuer, mais il atteint encore près de trois mètres de hauteur. Le déplacement est impossible sans barque », témoigne Rolland Mosesy, chef fokontany d’Ambina­nitelo, hier à midi. Aucune perte humaine n’est enregistrée dans ces trois communes inondées, jusqu’à hier.
« Les villageois ont prévu cette montée des eaux. Ils ont rejoint des lieux sûrs, assez tôt », indique Adolphe Be, maire de la commune d’Ankofa. Ces villageois ont quitté leurs cases d’habitations, jeudi. Ceux qui n’ont pas pu quitter leurs maisons, ont été récupérés, chez eux, avec un canoë. Seuls ceux qui ont des maisons à étages sont restés, chez eux. Le niveau de l’eau a atteint le toit des maisons sans étage. « J’ai décidé de rester chez moi, cette nuit, pour venir en aide à ceux qui n’ont pas pu rejoindre le site d’hébergement. Là je me sens fatigué, car je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai veillé pour écouter des appels à l’aide », enchaine Adolphe Be.

Insécurité alimentaire

Les milliers de sinistrés dans ce district de Maroan­tsetra sont à court de nourriture. « Nous n’avons pu apporter que l’essentiel, car l’eau est montée, très vite », témoigne un habitant d’Ambina­nitelo. Leurs lits, leurs ustensiles de cuisine, leurs vêtements, leurs meubles, leurs provisions de riz, sont submergés. Rolland Mosesy, maire d’Ambinanitelo souligne que les sinistrés ont besoin de vivres, d’eaux potables, des vêtements, en urgence. Ces autorités craignent d’autres catastrophes, après le passage de Cheneso. « L’insécurité alimentaire est à craindre. Ce cyclone a dévasté les cultures », enchaine Rolland Mosesy.

 

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