Economie

PEM – Le pays se redécouvre des capacités de financement

Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des Finances

Le président de la République a indiqué que le Plan émergence Madagascar est toujours en pleine élaboration mais qu’il devrait être fin prêt en mars au plus tard.

Un an après son accession au pouvoir, le Plan émergence Madagascar est toujours en pleine élaboration. Le président de la République Andry Rajoelina a indiqué hier qu’il devrait être fin prêt au mois de mars au plus tard. Il a confirmé ce que le ministre de l’Economie et des finances a expliqué il y avait quelques jours que le gouvernement était en train de détailler les lignes du plan. Richard Randriamandrato avait déclaré que le président était soucieux de la précision des chiffres qui seront présentés aux partenaires techniques et financiers. Andry Rajoelina a effectivement affirmé que le document final serait particu- lièrement détaillé.

Il a souligné que les besoins de financement et les sources de financement des différents grands projets seraient indiqués de manière transparente. « Le Plan émergence Madagascar coûtera plusieurs milliards, a-t-il déclaré. Nous sommes en pleine élaboration du document. Il est important de savoir combien exactement il faut pour tel ou tel projet ». Le président a ajouté qu’il y avait plusieurs manières de financer les projets entre le partenariat public privé et le soutien des partenaires techniques et financiers, sans oublier les fonds propres de l’Etat.

Fonds souverain
Andry Rajoelina a attiré l’attention sur la capacité de Madagascar à financer certains projets. Prenant exemple sur les routes, il a indiqué que le gouvernement était en train d’identifier quels chantiers seraient supportés par l’Etat et lesquels seront proposés aux bailleurs de fonds. Dans ce sens, il a évoqué le fonds souverain qui, d’après lui sera, mobilisé pour réaliser des projets en l’occurrence la construction de nouveaux logements, comme inscrit, d’ailleurs, dans la loi de finance initiale.

Le président a avancé une nouvelle approche avec l’utilisation des fonds au sein des sociétés d’État que étaient entre autres, la Caisse nationale de Prévoyance sociale (Cnaps), la Caisse d’épargne ou encore la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT). D’après lui, la Cnaps peut, à elle seule, financer trois cents buildings avec 300 milliards ariary sachant qu’un building coûte un milliard. « La Cnaps étant un actif de la Nation, cela est tout à fait possible. C’est au ministère des Finances de s’occuper des modalités du montage financier par contre », a souligné une source auprès de la Cnaps.

1 commentaire

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  • Monsieur le Président,
    Avec modestie, sans prétentions, je vous garantirais que cette manne financière que constitue la réserve de 300 milliards accumulés par la CNAPS, seraient un vecteur de développement économique et social si vous l’orienter vers le financement des projets créateurs de richesse. Autrement dit Il faudrait constituer un fonds d’investissement et financier pour accompagner les PME TPE dans leur projet d’investissement, en appliquant des taux de l’ordre de 4 à 6% mais non 14 à 19% comme propose aussi bien les institutions de micro-crédit que les établissements bancaires locaux.
    Ces PME TPE créeront plus d’emplois que l’ensemble des industries. L’autre avantage c’est que beaucoup d’acteurs économiques sortiront de l’informel car la condition sine qua non pour être éligible à ces prêts c’est que les demandeurs doivent être immatriculés.