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Double homicide – Une mère de famille mise en prison

La bouteille de rhum retrouvée dans la chambre  de la femme.

Traduite devant le Parquet, hier, pour avoir tué par empoisonnement et étranglement ses deux filles, une femme de 30 ans se trouve actuellement en prison.

La geôle. Une mère de famille, âgée de 30 ans, a répondu de ses actes devant le Parquet, à Anosy, hier. Prévenue pour homicide de ses deux propres filles de 7 et 10 ans, elle a été renvoyée derrière les barreaux, à la maison centrale d’Antanimora, au terme de sa comparution. Le jour où elle sera à la barre n’est pas encore connu.

Hier dans la matinée, la police est venue à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andria­navalona (HJRA) où cette femme a été soignée suite à sa tentative de suicide après avoir mis fin à la vie de ses enfants. Elle a, ensuite, été enquêtée par la brigade criminelle de cinquième section (BC5) pour ce double meurtre. Pressée de questions, elle a fini par passer aux aveux.

Très faible
« Elle a commencé à loger dans un hôtel aux 67ha, le 12 janvier. Selon ses explications, son mari et elle se sont séparés depuis presque un an et demi. Pendant tout ce temps, les enfants vivaient avec leur père à Anjanamasina Anosiala, district d’Ambohidratrimo », d’après les informations judiciaires.

Le vendredi 17 janvier, elle a récupéré ses filles et les a amenées avec elle à l’hôtel. La nuit, avant de se coucher, elle a fait ingurgiter à sa fille ainée de l’insecticide Nuvan dans un flacon. Puis, elle a étranglé la cadette avec un drap. Après que ses victimes ont rendu leur dernier souffle, elle a bu du rhum mélangé d’insecticide pour se tuer.

Malgré sa tentative de suicide, elle est toujours en vie. Le lendemain, elle était très faible et a, donc, appelé les responsables de l’hôtel pour la conduire chez un médecin. Or, ils sont restés bouche bée en découvrant les deux petites filles sans vie dans la chambre. Dans la foulée, ils ont avisé la police. À l’arrivée des hommes du commissariat local et ceux de la BC5 pour le constat, la femme a déjà été transportée à l’HJRA.

Après presque soixante-douze heures de soin, elle a été récupérée par les enquêteurs pour être soumise à un interrogatoire, au cours duquel elle a avoué qu’elle ne voulait plus que ses enfants habitent avec leur père. C’était, selon elle, la raison pour laquelle elle les a massacrées. Elle a tenté finalement de se suicider puisqu’elle ne supporterait pas leur mort.

Elle est actuellement mise sous les verrous en attendant son procès.