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Sénatoriales – L’IRD mobilise ses grands électeurs

Les  deux  candidats    IRD  et  leurs  trois  suppléants,  ont été  présentés  aux  grands  électeurs,  hier,  à  Ivandry.

Les hostilités sont ouvertes. Les vingt-et-un jours précédant les élections sénatoriales du 11 décembre, seront banals. Pour les prétendants aux douze sièges d’élu à la Chambre haute, cependant, ils seront intenses. Comme le veut la loi sur le régime général des élections, les candidats aux sénatoriales, disposent de vingt-et-un jours pour séduire les grands électeurs, en l’occurrence, les maires et les conseillers municipaux ou communaux. Bien que la période de campagne ait démarré officiellement, hier, sur terrain il n’y aura point d’effervescence politique. Le fait que le scrutin du 11 décembre soit un suffrage universel indirect l’explique.

Obligation légale

À l’instar d’autres élections, toutefois, les candidats jettent toutes leurs forces dans la campagne électorale. Les cibles sont donc, les grands électeurs. Sur ce point, les listes des candidats de la coalition « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), ont mis le paquet dès la première journée. La stratégie pour démarrer la propagande du bon pied semble être de réunir les maires et conseillers acquis à leur cause.

Les candidats Orange pour la province d’Antanana­rivo, notamment, ont donné rendez-vous aux grands électeurs au quartier général de l’IRD, à Ivandry, hier. Selon les chiffres qui se chuchotaient, près de quatre-cents cinquante maires et conseillers étaient présents pour le lancement officiel de la campagne électorale de la liste avec en tête d’affiche Herimanana Razafima­hefa et Sylvain Rabetsaroana. Même Naina Andriantsito­hiana, maire d’Antananarivo, était de la partie.

Douze sièges d’élus sont à pourvoir à la Chambre haute, à raison de deux sièges par province. Les places de sénateurs élus, seront donc chères. Il faudra batailler dur puisque chaque voix pourrait compter. D’autant plus que, sauf revirement, la consigne est donnée aux maires et conseillers d’opposition, en particulier du « Tiako i Mada­gasikara » (TIM), de respecter la discipline de parti qu’est l’abstention. Une mesure qui bafoue, pourtant, les libertés individuelles et citoyennes.

Bien que les listes IRD font figure de favori, ils ne sont pas à l’abri d’une éventuelle déconvenue dans les provinces où ils sont en concurrence avec d’autres entités politiques ou des indépendants. À Antanana­rivo et Toamasina, par exemple, la liste du parti « Malagasy miara-mihainga » (MMM), pourrait tenir la dragée haute aux Orange. Il est peu probable que le MMM se soit engagé dans les sénatoriales par aventurisme.

Étant un suffrage indirect, le respect de la discipline de parti et de la parole donnée de la part des grands électeurs est crucial pour les candidats, lorsque viendra le 11 décembre. Outre les opérations séductions envers le collège électoral, la loi sur le régime général des élections et des référendums impose une obligation aux candidats ou listes de candidats. Celle de désigner un trésorier de campagne. Jusqu’à mercredi, cependant, aucune liste en lice aux sénatoriales n’a notifié la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sur le sujet.

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