Culture

Animation – Zalenn, valeur montante à l’échelle internationale

Il est notamment écouté aux États-Unis, en Californie sans qu’on s’imagine qu’il s’agit d’un artiste ultra discret qui a des racines malgaches. Également vu à Amsterdam aux Pays-Bas, on ne se doutera pas de l’existence chez lui de la volonté d’emmener le monde à la découverte d’un tout nouvel univers en s’éclatant. En tapant son nom sur Youtube, on retrouve une des ses vidéos qui est vue plus de cent mille fois. Mais lui, il est né à Madagascar, actuellement de passage dans son pays natal, et il a accepté de partager quelques confidences. Cette star parisienne que les « teen party » en Île-de-France connaissent depuis qu’il avait tout juste alors seize ans, est tout simplement Zalenn.

Zalenn. Voilà un nom qui sonne pour la première fois à l’oreille de ceux qui se reconnaissent comme férus des fêtes et des shows à Madagascar. Un nom qui renferme une longue et tendre histoire qui fait pourtant vibrer les scènes à l’étranger avec de la violence…sonore. Zalenn a maintenant 19 ans, il est né à Toamasina le 13 avril 2000, a bien vécu à Madagascar avant d’aller poursuivre ses études à l’extérieur. Il vit de la musique, mais pas n’importe laquelle. La musique électronique ou « l’électro », c’est sa vie et il a suffi qu’il ait été convié à la « Full moon party » à Toamasina, quelque années plus tôt, pour qu’il ait fini par devenir accro de la musique électronique. La suite, il s’est mis à produire ses premiers instrumentaux s’inspirant alors des grands artistes comme Martin Garrix ou DJ Snake avec les quels il partagera la scène plus tard.

Bien sûr, les belles histoires ne sont pas rapides. Il y a eu des péripéties comme lors de sa montée en scène en Côte d’Azur, plus précisément à la High Club de Nice. Zalenn reconnaîtra que son apparition au tremplin des pros, ce jour-là, lui a valu un échec qu’il qualifie de culminant. « Je me suis alors retrouvé face à un public en fête qui attendait le max de moi. Sauf que je n’ai jamais joué sur des platines CDJ réservées à ceux qui sont déjà professionnels », confie-t-il.

De là est partie une motivation à apprendre pour exceller. Zalenn est vu apprendre dans un studio à Paris comment manipuler les CDJ, les platines professionnelles. Tout au long de son apprentissage, il produit en deux ans plusieurs morceaux balancés en ligne sur « soundcloud » et « spotify » que les internautes en Asie et en Amérique partageront partout sur le net et entre eux. Un succès rampant mais à l’insu de tout commençait à révéler Zalenn, jusqu’au jour où un public très hésitant s’approcha de la scène où Zalenn « mixait » alors. À ce moment-là, un DJ l’a précédé sur scène sans que la monotonie du public n’ait été brisée. À l’arrivée de Zalenn, porteur du « Moshpit», son style à lui, tout le monde s’est constitué en un grand cercle puis au signal vibrant de Zalenn,voilà que le cercle s’est rapidement rétréci pour mettre tout le monde au centre ! Le moshpit est devenu la marque à travers laquelle les animations de Zalen, en festivals comme en clubs, seront connues.

L’identité D.N.A
Mais Zalenn est reconnaissable de loin avec ses cheveux crépus. « Un style de coiffure que j’ai adapté au style musical que je crée et que j’appelle D.N.A, la traduction française d’A.D.N. Mes cheveux crépus sont comme les brins d’A.D.N et je véhicule l’image de la spécificité dans ce que je fais », explique Zalenn. Il est tatoué d’une image d’A.D.N ou D.N.A comme il le précise avec l’accent américain qu’il maîtrise à la perfection, sur l’avant-bras gauche. « L’identité d’une personne se reconnait facilement à travers ce qu’il fait », confiera Zalenn par rapport aux interrogations sur les risques d’appropriation abusive de ses productions partagées à grande échelle sur le net.

« D.N.A devient même une identité car avec l’existence d’une fanbase qui s’est rapidement créée, la communauté D.N.A commence à voir le jour et l’on retrouve une personne comme tant d’autres se dire je suis D.N.A », affirme Zalenn. Selon lui, « À travers D.N.A, j’apporte à la portée de tous un lifestyle que des gens considèrent être à l’image des styles swag qui ont, par exemple, existé sur terre. Mais D.N.A c’est presque un tout autre monde, un nouvel univers que l’on souhaite vivre, quelque chose d’extraterrestre qui débarque pour enflammer les scènes et les cœurs».

Zalenn tient, cependant, à passer un message à chacune de ses montées en scènes. « Tandis qu’on me colle une étiquette de DJ, je suis surtout producteur. Je désire défendre l’image selon laquelle se retrouver ensemble faire la fête et voir le côté merveilleux de la vie ne signifient pas se pervertir », insiste Zalenn. Pour ses passages à Madagascar, Zalenn est prêt à jouer sur scène, à mixer pour les événements genre « RDJ Smile Party » qu’il trouve super fantastique et « Lokorace » dont l’animation scénique est impeccable selon l’avis de Zalenn.

Christopher Zanellato, de son vrai nom, n’oublie pas Madagascar et continue de faire le tour du monde en montrant l’identité malgache chez lui, étant donné qu’il est métis franco-malgache. Le credo de Zalenn, « S’éclater avec le public ».

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