TRANSPORT URBAIN - Les taxis-bicyclette, des dangers ambulants


Des agents de la police municipale de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont demandé aux conducteurs de taxis-bicyclette qui ont stationné près de l’arrêt bus à Anosy et en face du rond-point, de quitter les lieux immédiatement, hier vers 11 heures. « On vous rappelle que le stationnement autour de 50 mètres de l’arrêt bus est interdit, même chose, dans les croisements », s’est adressé l’un d’eux, à ces transporteurs. Ce policer municipal nous explique qu’il n’y a pas de note qui autorise ce moyen de transport, dans la commune urbaine d’Antananarivo. « Mais ils ont obtenu une faveur, vu les contextes actuels, dont la hausse du chômage », enchaine-t-il. Ces agents de la circulation admettent, toutefois, que ce sont des « dangers ambulants ». « Ils ne maîtrisent même pas le code de la route. Il y a un mois, un taxi-bicyclette et son passager, un enfant, ont fait un accident, car le conducteur roulait alors qu’il n’avait même pas la priorité sur la voie publique », explique-il. Ces conducteurs de taxi-bicyclette racontent que pour conduire cet appareil de locomotion sur la voie publique et pour exercer ce métier, ils n’ont pas eu besoin de passer par une auto-école pour apprendre les bases du code de la route. « Nous connaissons déjà le code de la route », se vante José, un conducteur de ce moyen de transport qui stationne à Anosy. Comme le millier de taxis-bicyclette qui circulent déjà dans la ville d’Antananarivo et dans les communes voisines, José n’a ni casque, ni autres équipements, pour se protéger et pour protéger ses clients. « Je n’ai pas peur car je ne roule pas vite », lance-t-il. Des agents de circulation soulignent que ces conducteurs de taxi-bicyclette doivent suivre une formation sur la circulation, sur le code de la route, et être équipés, pour exercer ce métier, afin de prévenir un accident, comme celui qui est survenu à Antanime-nakely, hier matin.
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