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Richesses naturelles – Le bois de rose sort de la forêt

La ministre de l’Environnement Baomiavotse Vahinala Raharinirina.

Sophie Ratsiraka, ministre de l’Artisanat et des métiers, a eu gain de cause. À la demande des sculpteurs de la région Amoron’i Mania, elle a proposé au Premier ministre Christian Ntsay et à la ministre de l’Environnement et du développement durable, MEDD, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, que ces artistes, créateurs et inventifs, puissent utiliser les palissandres et bois de rose stockés comme matière première à ciseler en produits finis. « Des formalités strictes doivent être mises en place et remplies. Il ne s’agit pas de nouvelles coupes » s’empresse de préciser Sophie Ratsiaraka pour « couper court» à d’éventuelles fausses interprétations et de possibles amalgames autour de cette initiative. Car il existe bel et bien des difficultés pour gérer ces « héritages plutôt encombrants de l’anarchie du passé.

Car, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, CITES, est revenue à la charge sur le sort réservé à des stocks déclarés de ces richesses enfouies ou à vue d’œil. Sans éluder les questions, Baomiavotse Vahinala Raharinirina avance à pas comptés. En clair, les autorités essaient de remettre à plus tard l’inventaire des stocks déclarés et optent, par prudence, pour la gestion des réserves saisies.

Une altitude prudente

En marge de la cérémonie officielle de lancement d’un nouveau projet américain au profit de la lutte contre le trafic des espèces, du côté d’Ivandry, elle a effleuré les contours de ce sujet on ne peut plus délicat. « Maintenant, nous avançons selon la formule bien sentie step by step, étape par étape ou pas à pas. Nous souhaitons exploiter les rondins saisis puis entrons dans le traitement des stocks qui avaient fait l’objet de déclaration en bonne et due forme, il y a dix ans de cela ». Une attitude prudente tout à fait compréhensible qu’elle justifie par un argumentaire bien structuré.

« Il est compliqué de tout faire en même temps. Cela dessine une quadrature du cercle où l’on ne s’en sort pas. Comme ce fut le cas cette dernière décennie ». Ainsi, elle entend commencer par l’existant. « Avec les 19 000 unités et non celles éparpillées et comptées ailleurs. À utiliser localement, suivant les lignes directrices tracées par les chefs de l’Exécutif » soutient-elle. En citant l’exemple de la reconstruction du palais de la Reine et l’attribution d’une partie de ces bois précieux. C’est de cette manière qu’elle présente la collaboration avec la CITES. Sachant que Madagascar éprouvait des difficultés à faire adopter son plan pour maîtriser ces cas ambulants.

Ce qui a rendu tendues les relations avec la CITES. En filigrane, des opérateurs économiques ont insisté pour les vendre. Afin de financer des projets régionaux au nom de la décentralisation budgétaire. Ce qui nous ramène en 1974 où ces revendications ont conduit le pays vers une guerre civile évitée de justesse. Et rappellent aussi les 30 000 rondins interceptés au Singapour en avril 2014. Quand le régime HVM était à l’apogée de sa gloire naissante. Au mois de mai, une relance pour « un vol de rapatriement » de ces « valeurs refuges » de 47 millions de dollars a été initiée. Mais sans lendemain.

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