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Pêche illicite – Des Chinois inamovibles à Ambanja

Les  Chinois  n'ont  pas  voulu  montrer  à  Fup  Batan ce  qu'ils  qualifient  d’«autorisation».

Les concombres de mer de la Baie d’Ampasindava, dans la commune d’Ambanja, sont l’apanage d’exploitations illicites. Les Chinois sont présents sur les lieux depuis le mois de mars de cette année. Les communautés riveraines du fokontany d’Antrema, dans la commune d’Antranon­karana ont dénoncé le cas auprès de Fup Batan, une organisation de la société civile pour la préservation de l’environnement dans la région DIANA, au mois de juin.

Après des semaines de recoupements, les représentants de l’organisation sont descendus sur les lieux la semaine dernière. Aux descriptions obtenues, les Chinois utilisent une petite embarcation et s’installent au milieu des eaux. Ils quadrillent une surface importante de la mer où ils effectuent à la fois des grossissements de juvéniles et de la pêche aux concombres de mer adultes.

Mangrove

L’endroit est à cheval entre la commune d’Antranonka­rana et celle d’Ankatafa mais seul le maire d’Antranonka­rana a été aperçu sur les lieux lors de la descente. « Les Chinois ont construit une sorte de grande cour avec des roches avec lesquelles les communautés d’ici effectuent des rites culturels importants. Ils consomment les animaux qu’ils trouvent aux alentours et utilisent l’eau sacrée pour le « doany » dans cette localité » se désole Fabrice Robert, maire de la commune d’Antranonkarana. La Fup Batan a exigé les papiers aux pêcheurs Chinois. « Ils disent qu’ils en ont mais ne veulent pas nous le montrer » explique Félix Randrianasolo, président de l’association.

Ce dernier affirme qu’il n’y a pas eu la moindre forme de présentation de paperasses aux autorités locales. « Depuis le temps où cette occupation et cette pêche illicite s’activent, nous n’avons constaté aucune action de la part de la direction régionale de la Pêche, pour DIANA. Il n’y pas eu de consultations des communautés de base » renchérit Fup Batan. Le réseau Mihari DIANA vient en appui à l’organisation Fup Batan. « Nous déplorons cette inertie des autorités locales qui ne prennent pas de mesures à l’encontre de ces étrangers, alors que si c’étaient des Malgaches qui se retrouvaient dans la même situation, ils seraient délogés illico presto par les forces de l’ordre » fustige Ramadan, du Réseau Mihari DIANA. Aux dernières précisions, la direction générale de la Pêche leur a fait savoir qu’aucune demande de recherche ni d’exploitation de la part de ces Chinois, n’est enregistrée au niveau du ministère.

Le directeur général de la Pêche, Etienne Bemanaja est actuellement sur place pour régler le problème. Par ailleurs, une autre forme de squatterisation se tient dans les mangroves d’Antsakoama­nondro, une autre commune du district d’Ambanja. « La mangrove est utilisée par un étranger, pour exploiter de la « diamantoïde », en profitant des balancements de marais. Le périmètre a été exploité par les Malgaches dans le temps, restauré vers 2018 et exploité actuellement par un étranger qui utilise de gros engins » révèle une source locale.

1 commentaire

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  • Vive la Chine en Afrique !!!!!!! Le Tapis rouge ( de rigueur) est sorti pour ces pseudo partenaires…..
    Dossier à rouvrir quand les Chinois auront pillé et épuisé les rassources africaines et s’en iront tranquilles !

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