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Filière Bovine – Un projet de décret pour la reprise de l’exportation

Atelier de réflexion sur le projet de décret de reprise de l’exportation de la viande bovine.

La reprise de l’exportation de viande bovine est attendue depuis presque trois ans. Un projet de décret est en gestation pour autoriser un éventuel retour de l’activité.

L’exportation de viande et de bovidés sur pied est suspendue depuis le 31 janvier 2019. La raison évoquée par l’État est que l’activité n’a pas été structurée et mal tracée. Mais l’exportation de viande bovine pourrait reprendre. Un projet de décret sur la levée de suspension de l’exportation de la viande bovine est actuellement en gestation. Un atelier d’échanges et de réflexions sur le sujet a eu lieu à Antananarivo, entre l’administration, à savoir le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, le secrétariat d’État à la gendarmerie, et les représentants du secteur privé.

« L’objectif était de rassembler toutes ces parties prenantes pour apporter leurs réflexions, leurs expériences et leur savoir dans l’élaboration de ce projet de décret », a expliqué le directeur général de l’Élevage, Lezoma Tsiry Andriamahatola. « Ce projet de décret porte sur la levée partielle de l’exportation, qui concerne uniquement la viande bovine, et qui maintient l’interdiction d’exportation de bovins sur pied » a-t-il précisé. L’État malgache, avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF), a déjà entrepris d’importantes réformes sur la filière viande bovine, notamment en matière de structuration, de rehaussement de la conformité du cheptel et de gestion de la santé et de la sécurité des animaux. Tous les acteurs se sont concertés cette fois-ci sur les balises juridiques ainsi que les mesures d’accompagnement nécessaires afin de préserver le cheptel national.

Conquête

Depuis 2021, le secteur entame des coups d’accélérateur dans les réformes pour pouvoir reprendre les exportations. Des abattoirs aux normes sont prêts depuis 2016 à l’instar d’une structure existante à Tolagnaro et dernièrement, une autre à l’est d’Antananarivo. La question de sécurisation et de traçabilité continue avec la pose de 50 000 boucles d’oreilles sur les zébus pour cette année.

Parmi les points qui ont fait l’objet de discussions dans ce projet de décret figurent les opérateurs autorisés à exporter. Les acteurs réunis durant cet atelier ont également débattu sur le volet de la traçabilité, étant donné qu’il est prévu que les viandes bovines, objets de l’exportation, doivent être issues d’animaux identifiés électroniquement et enregistrés dans la base de données centrale du ministère en charge de l’Élevage. Les questions relatives aux abattoirs d’exportation de viandes agréés, ou encore le quota d’exportation, sont autant de points qui y ont également été abordés.

L’État entend en effet mettre en place un secteur d’élevage compétitif et durable, capable d’assurer la sécurité alimentaire de la population et de conquérir les marchés d’exportation.

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