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Divertissement – Les jeux de hasard envahissent les places publiques

Le jeu de hasard a attiré une foule à Analakely

Le bord de la mer, entre le siège du Bureau indépendant anti-corruption et le bureau de la direction régionale des Travaux publics à Mahajanga-be, et près du bain-douche public, devient le lieu de prédilection des jeux de hasard. Les tourniquets et les jeux de dés à ciel ouvert n’ont jamais été expulsés de la rue depuis 2014. Leurs propriétaires ne sont pas du tout inquiétés et ramassent de l’argent au vu et au su des différents responsables civils et militaires qui passent tous les jours sur cette rue.

La loi est pourtant claire : les activités des jeux d’argent et de hasard sur les places publiques sont prohibées. L’on se demande si tout est permis aujourd’hui.

Les gens se plaignent de ne pas avoir assez d’argent ces derniers temps, face à cause de l’inflation et de l’effet de la hausse des prix du carburant. Mais étrangement, ils se ruent sur le nouveau jeu, « anjara vintana », inventé par des opérateurs chinois. Depuis le 5 septembre, devant le bazar de Marolaka à Analakely, un grand stand est installé. Une dizaine de jeunes filles et garçons s’occupent de la vente des cartes.

Un animateur spécial s’occupe de la publicité du jeu et des lots à gagner, dont une dizaine de motos exhibées, sur fond musical à volume attrayant. Quelques éléments des forces de l’ordre assurent la sécurité.

Trois pommes

Le jeu consiste en une carte à gratter au prix de 1000 ariary. Il est simple : il suffit de gratter la bonne carte qui comporte trois fois l’image. Pour obtenir le gros lot de 50 millions d’ariary, il faut avoir une carte à trois pommes. « Depuis le début de ce jeu, une quarantaine de joueurs ont gagné une moto. On peut échanger la moto contre une somme de 2 400 000 ariary. Mais personne n’a encore gagné le gros lot de 50 millions ariary », explique une marchande de fruits.

« De nombreuses personnes jouent, mais n’ont jamais rien gagné. Ils se plaignent de la crise, mais trouvent de l’argent pour espérer gagner de l’argent facile. Le matin quand j’arrive vers 5 heures au marché pour étaler mes marchandises, ils sont en train de balayer et ramasser les cartés usées, il y en pour cinq gros paniers à jeter. C’est de l’argent jeté inutilement », regrette un autre marchand d’Analakely.

À Mahabibo, le même jeu de hasard, vient de s’installer devant le bureau de la Police économique. Sur place, l’affluence est très importante car c’est un axe très fréquenté.

Les embouteillages ont augmenté depuis la semaine dernière. Des motos sont garées sur la voie publique car leurs pilotes viennent jouer. L’insécurité est en recrudescence car des pickpockets tournent autour des clients. Les rassemblements attirent toujours les malfaiteurs.

Ces jeux de hasard sont autorisés par la commune urbaine de Mahajanga car ils payent une taxe. Mais il faut aussi considérer l’ordre public et social.

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