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Conservation – Le lémurien souris de Mme Berthe voué à disparaître

Le  lémurien  souris  pourrait  s’avérer  être  la  première  espèce  de  lémurien.

La disparition du plus petit primate connu est proche. Un énième appel à la conservation de ce lémurien a été lancé à travers un article scientifique.

CONSERVATION , science and practice » vient de tirer la sonnette d’alarme sur l’imminente extinction du plus petit primate du monde, le Microcèbe de Mme Berthe. Selon la publication, des échecs en termes de conservation de son habitat naturel ont été martelés. « Le lémurien souris de Madame Berthe, le plus petit primate du monde, illustre à quel point les efforts de conservation échouent parce que cette espèce de lémurien ‘en danger critique d’extinction’ (Markolf et al. 2020) est à craindre comme éteinte trente ans seulement après sa découverte, bien que toute son aire de répartition mondiale soit située à l’intérieur d’une aire protégée ».

Avec une masse corporelle adulte de 30 g., ce n’est pas seulement le plus petit des lémuriens, mais aussi le plus petit primate existant connu. Après sa découverte scientifique et sa description il y a seulement 30 ans (Schmid & Kappeler, 1994), le suivi mensuel de la population décrit dans l’article n’a enregistré aucune observation ou piégeage de M. berthae dans une zone d’étude de 80 ha depuis 2018, même s’ils y étaient communs (Schäffler et al., 2015, 2021). Parce que cette zone d’étude est une zone tampon de la déforestation en lisière de forêt.

Politique de conservation

« Des facteurs encore inconnus, en plus la perte de l’habitat a dû contribuer au déclin de leur population. Bien qu’il soit impossible de prouver que M. berthae a effectivement disparu alors qu’il reste encore de la forêt, ces données sont alarmantes et suggèrent qu’il pourrait maintenant s’agir de la première espèce de lémurien à avoir disparu au XXIe siècle », souligne l’article.

L’article scientifique de «  Conservation, science and practice » dénonce également le décalage entre les déclarations politiques et la réalité sur terrain qui fait partie des facteurs d’échecs de conservation. Des engagements n’ont pas été tenus, il s’agit de ceux de la 15e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, aboutissant à la Déclaration de Kunming (2021). À l’issue de cette déclaration, les différentes parties concernées ont convenu de l’établissement des outils de planification spatiale pour protéger les espèces et la diversité génétique, mais aussi pour réduire ou éliminer les menaces à la biodiversité, en reconnaissant les droits des peuples autochtones et les communautés locales et en assurant leur pleine et effective participation.

Des défis et dilemmes de l’action de conservation ont été cités. Mise à part la pression de l’exploitation forestière illégale et du défrichement des habitats en faveur de l’agriculture, la pandémie de Covid-19 n’a pas été écartée. Les recommandations sont axées principalement sur une coordination et une collaboration efficace entre les différents acteurs internationaux et nationaux, y compris les agences gouvernementales, les ONG de biodiversité et humanitaires, les institutions de recherche et les communautés locales, qui seraient nécessaires pour mettre en œuvre cet objectif et d’autres objectifs de la déclaration de Kunming.

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