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Filière agricole – Le bambou intéresse enfin les politiques

Les  produits  issus  du  bambou  ont  été  réinventés  pour intéresser  des  acteurs  étatiques  et  économiques.

Avancée. La ministre de l’Environnement et du développement durable, Vahinala Baomiavotse Raharinirna en personne a signé un protocole d’accord avec l’Associa­tion Valiha Diffusion. Ceci, entrant dans le cadre du projet « Bambou-antsika » qui consiste à développer la filière bambou dans quatorze régions à savoir Sofia, Boeny, Vakinankaratra, Atsinanana, Analanjirofo, Vakinankaratra, Itasy, Bongolava, Haute Matsi­atra, Vatovavy-Fitovinany, Amoron’i Mania, Analaman­ga, Menabe, Alaoatra Mangoro.

La célébration de la Journée mondiale du bambou du 18 septembre axée sur la restauration du paysage forestier et levier pour l’économie verte a également enchanté le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD). La politique nationale de développement du bambou nécessite en effet l’implication de l’État et du secteur privé pour avancer. Madagas­car a rejoint l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (INBAR), depuis 2004, une organisation multilatérale qui promeut le développement durable en s’appuyant sur l’utilisation du bambou et du rotin.

Madagascar fait partie des 48 pays membres. « Nous remarquons une réelle motivation du MEDD et du ministère de l’Agriculture à travers le programme Prospérer. La graminée a fait partie des plantes de reboisement depuis cette année lors de la célébration de la Journée mondiale de la femme par exemple. C’est déjà un très bon signe. Une cellule fixe spéciale pour la filière bambou a été mise en place au sein du MEDD. C’est aussi un bon signe, c’est-à-dire que désormais une équipe fixe régule la filière bambou» se félicite Njaka Rajaonarison, coordonnateur de l’INBAR à Madagascar.

Mise à l’échelle

Le deuxième engagement étatique concerne des actions encore plus concrètes. Une convention de partenariat a été scellée entre le MEDD, l’INBAR et le programme Prospérer, incluant des séries de formation des agents du MEDD, l’importation des graines, l’identification commune des terrains de plantation de bambou.

L’appui dans la vulgarisation du bambou et la mise à l’échelle de l’exploitation du bambou sont les activités qui attendent les trois entités. «Le bambou est inclus dans la stratégie de reboisement du MEDD. Nous disposons de 40 espèces de bambou dont 35 autochtones, présentes notamment dans les zones humides de l’île. Le bambou est une plante à croissance rapide et aide à la séquestration du carbone » souligne le MEDD. Les avantages de cette espèce d’herbe qu’est le bambou ont été présentés et des débats ont eu lieu samedi dernier à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo.

Le bambou est comestible comme ce qui a déjà été démontré dans la région Vatovavy-Fitovinany. Il peut être transformé en produits artisanaux, génère un secteur d’activités vertes dont la promotion contribue à la réduction de l’utilisation de bois. Le bambou peut servir d’alternatives au charbon de bois, la restauration des zones dégradées et la transformation du bambou en habitation sont des chantiers en vue.

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