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BEPC : Le taux de réussite en chute libre

La diminution des résultats a été constatée dans de nombreuses Cisco dans tout le pays. Les facteurs sont nombreux mais c’est surtout la longue année scolaire qui serait la principale cause.

Les chiffres en disent long sur les résultats catastrophiques de l’examen du BEPC pour cette session. Entre autres, la diminution vertigineuse du pourcentage de 48,81% l’année dernière contre 36,91 % cette année a été surtout remarquée, pour la Cisco Tana ville. C’est également le cas pour la Cisco d’Arivonimamo regroupant deux centres de correction, où le taux de réussite pour cette année a été de 53,92%, alors que pour la dernière session le taux de réussite avait été plus de 70%. Pour Sambava par exemple, ce taux a avoisiné le 11,5%, 13% à Antalaha, 14% à Andapa et 17% à Toamasina.

Pour expliquer cette baisse, les points de vue ont été les mêmes pour les parents et les enseignants. Ces résultats catastrophiques sont dûs au rallongement de l’année scolaire qui a réduit la concentration des élèves. « Les élèves surtout ceux qui sont en classe d’examen ont dû étudier plusieurs mois de plus qu’il ne fallait, ce qui a engendré la perte de concentration et même la perte d’intérêt pour la révision pour certains », constate le chef Cisco d’Arivonimamo. En outre, le niveau des élèves a été mis sur le tapis, surtout pour les mathématiques et les autres matières nécessitant plus de réflexions.

Pour expliquer cette baisse, il a été avancé que la mathématique a été l’une des failles des candidats, puisque la plupart ont reçu une note de 2 sur 20 pour la note inférieure, pour la Cisco de Tana ville, par exemple « Les élèves manquent d’esprit de raisonnement pour traiter surtout la mathématique. Ainsi, lorsqu’ils sont confrontés à des tournures de questions assez complexes ou inhabituelles, ils bloquent complètement», avance un enseignant interrogé sur la question.

Mesures
D’un autre côté, le niveau général des élèves diminue et ceci par manque de base dans les classes inférieures. « Nous constatons que le niveau des élèves est bas. Ceci est dû à des lacunes dans les bases des élèves, à savoir durant la classe de sixième, cinquième et quatrième », constate Zoelifara Ranoroaliravaka, adjoint pédagogique de la Cisco de Tana ville. Pour les trois années successives par exemple, le taux de réussite a dégringolé pour la Cisco d’Antananarivo ville, ainsi pour l’année 2017, par exemple ce taux n’affichait pas plus de 48,04%.En 2018, le taux a été de 48,81%, contre 36, 91% pour cette session. Selon une source, l’appréhension du programme explique la difficulté pour les élèves de s’adapter durant ces quelques années.

« Le changement de l’ancienne approche à l’approche Pédagogie par objectifs (PPO) est difficile à appréhender pour les enseignants, le blocage se situe dans le partage des enseignements qui tendent vers l’application de la vie quotidienne », explique cette source. Ainsi justement, plusieurs Cisco ont pris des mesures d’accompagnement ainsi que des analyses pour voir claire et ainsi y remédier. « Nous essayons de voir de près les résultats pour chaque établissement et exiger une analyse des résultats pour chacune en évaluant les failles. Sur cette lancée, Nous allons renforcer davantage le niveau des enseignants pour remédier à cette baisse considérable », indique Zoelifara Ranoroaliravaka, adjoint pédagogique de la Cisco de Tana ville.

2 commentaires

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  • Félicitations aux lauréats et lauréates et bon courage à tous. Cette situation permet de nous remettre en question et à prendre les mesures qui s’imposent pour nos enfants. Nos jeunes ne sont pas les plus arriérés d’autre pays mais ce sont aux encadreurs de trouver le meilleure méthode et à l’Etat de donner tous les moyens.

    • Moi, j’encourage plutôt ceux qui n’ont pas réussi. Continuez, vous êtes dans le bon sens, ne baissez surtout pas les bras ,ne
      pensez plus au passé. Une année de plus ne fera pas de mal par rapport aux années qui vous attendront.
      Allez,bon courage.