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Antsoantany Antsirabe : Des incarcérations pour banditisme et viols

Des bandits ont attaqué deux familles à Antsoantany Antsirabe, où deux femmes ont été violées. Six des malfaiteurs ont été jetés en prison.

Une escouade de bandits armés en a eu pour son grade. Traduits devant le Parquet près tribunal de première instance à Antsirabe hier, six suspects ont été envoyés dare-dare en prison. Alors que ses comparses, pris dans les mailles des filets tendus par les éléments du poste avancé de la gendarmerie nationale à Antsoantany, ont été placés en détention préventive pour double attaque à main armée aggravée d’un double viol, un sixième individu a, pour sa part, bénéficié d’une mise en liberté provisoire à l’issue de son passage au parquet.

Les faits remontent dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 septembre. À des heures tardives de la nuit, des bandits armés se sont abattus sur deux foyers respectifs à Mandritsarakely Antsoantany et Ambohima­narina Ambohibary, deux villages voisins. Equipés de tout un arsenal de brigandage, les assaillants ont pénétré dans les maisons prises pour cible en fracturant des portes. Agissant selon un même mode opératoire, les malfaiteurs ont tenu en respect les personnes qui s’y trouvaient sous la menace, mis à sac toutes les pièces, dérobé tous les objets de valeur à portée des mains, pour commettre un viol avant de décamper. Du numéraire est également tombé dans l’escarcelle de la bande armée, d’après les préjudices déclarés aux gendarmes.

Arrêté au tribunal
Alors que les bandits pensaient avoir réussi à prendre le large sans laisser de traces, des enquêteurs du poste avancé de la gendarmerie nationale à Antsoantany, dépêchés sur les lieux du crime, ont très vite découvert une piste sérieuse susceptible de leur permettre de remonter jusqu’aux fuyards.

Ils ont découvert que des membres de la bande étaient venus, une semaine plus tôt, dans les commerces des familles attaquées, pour proférer des menaces à leur adresse.

Furieux de ne pas avoir obtenu de l’argent et de l’alcool qu’ils ont réclamé, lors de leur passage, ces individus ont lancé une mise en garde comme quoi ils allaient envoyer des gros bras. Une semaine après, voilà que leur menace est portée à exécution. En menant leur investigation, les gendarmes ont réussi à cueillir six individus, identifiés parmi les personnes ayant proféré des menaces. Cuisinés par les enquêteurs, ils sont très vite passés aux aveux.

Hier, lorsque ses comparses ont été conduits devant la justice pour répondre de leurs actes, un autre membre de cette même association de malfaiteurs, curieux de connaître le sort de ses acolytes et qui a essayé de se fondre parmi les personnes venues au tribunal, a été aperçu par l’une des femmes violées.
Sitôt dénoncé, il a été conduit au banc des accusés avec ses compères. Le quidam n’a pas, lui aussi, échappé à la prison.

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