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Antsiranana : Le CHU Tanambao perd sa réputation

Une majorité du personnel hospitalier revendique le départ du directeur du CHU Tanambao. La grève est suspendue en attendant la décision au niveau du ministère.

De la bisbille au Centre hospitalier universit a i r e d e Tanambao (CHU Tanambao), connu sous l’appellation « Hopitaly manarapenitra ». Le personnel soignant a tenté de faire pression pour le départ de l’actuel directeur de l’établissement, le Pr Alexandro Rabemazava, en poste depuis 2015 en initiant une grève le 12 août dernier.

La manifestation serait justifiée par l’attitude abusive de ce directeur, la mauvaise gestion de l’hôpital, la corruption, les irrégularités dans le paiement des indemnités de rendement, entre autres griefs. Le Président du Conseil d’administration est le meneur de cette manifestation. Il est soutenu par la majorité du personnel hospitalier.

De son côté, l’intéressé a précisé que le CHU Tanambao était réputé être un lieu de laisser-aller et de corruption depuis son ouverture, créant une perte de confiance de la population et donnant une mauvaise réputation à l’établissement hospitalier. Le Pr Rabemazava avait alors essayé d’instaurer la discipline afin de mettre fin aux mauvaises pratiques et surtout de lutter contre la corruption au sein de l’hôpital pour apporter une meilleure prise en charge des patients.

« Mon unique motivation est d’apporter une qualité de soins et de traitement aux usagers, et aucunement de servir des intérêts personnels », a rétorqué cet unique spécialiste chirurgien en orthopédie et en traumatologie dans la Diana.

Terrain d’entente

Par ailleurs, il a énuméré de nombreuses activités menées par sa direction. Entre autres, la mise en fonction du scanner en 2016, l’opérationnalisation du deuxième bloc opératoire, la promotion des conventions avec les partenaires techniques et financiers, des missions humanitaires médico-chirurgicales gratuites, l’ouverture récente d’un nouveau service de neurochirurgie. La mise en place d’un comité de lutte anti-corruption en collaboration avec le Bianco, depuis 2017, fait aussi partie des évolutions positives.

Les élus et les dirigeants régionaux ont suivi de près ce mouvement de grève. Ils ont encouragé les deux parties à trouver un terrain d’entente et à ne considérer que les intérêts des patients et de la population. Des réunions ont été organisées afin de trouver des solutions. Si la majorité des grévistes présents à ces rencontres a insisté sur le départ du directeur, une partie a demandé qu’il reste mais en sa qualité de chef de service et non plus en tant que directeur du CHU. Une minorité a opté pour qu’il occupe toujours la direction de l’hôpital à cause de ses efforts.

Pour le moment, les grévistes ont suspendu leur manifestation en attendant l’avis des autorités gouvernementales qui doivent trancher.

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