Social

Justice – Le milieu carcéral face à de nombreux défis

Des stands d’exposition qui ont été visités à l’occasion de la célébration.

Les agents pénitentiaires en sous-effectif par rapport à la surpopulation carcérale, conjugués aux manques de matériel et à la vétusté des infrastructures. Ce sont les constats dressés en marge de la célébration du 6Oe anniversaire de l’administration pénitentiaire. Des problèmes récurrents mais qui n’ont guère évolué. La première problématique étant la surpopulation carcérale qui pèse par rapport au nombre d’agents pénitentiaires. Actuellement, selon les chiffres environ trois mille agents pénitentiaires toutes grades confondues sont en fonction. Vingt-sept milles sont détenus. Le nombre de détenus ne cesse d’augmenter or la capacité d’accueil est limitée. La norme internationale est qu’un agent est exigé pour cinq personnes « actuellement pour la grande île, c’est cinquante personnes pour un agent, soit dix fois que la ratio exigée », déplore l’Inspecteur Joachim Randrianasolo, Inspecteur en chef de l’administration pénitentiaire.

Changements
L’administration pénitentiaire n’as pas manqué de faire un plaidoyer face à la situation dans la Grande île. En outre, faute de moyens, l’administration fait face à de nombreuses difficultés. « Les moyens de transport manquent afin de transporter les détenus. C’est le cas par exemple du district de Fenerive-Est qui a acquis un nouveau tribunal de première instance et où la maison de sureté a été changée en maison centrale. Le problème étant que la maison centrale est à dix kilomètres du tribunal. La difficulté de l’accès de la maison centrale vers le tribunal pourrait favoriser les fugues », souligne le Directeur général de l’administration pénitentiaire, lors de son allocution, hier. Les conditions carcérales sont déplorable puisque, mis à part le matériel et l’insuffisance en nombre, ce sont la vétusté des infrastructures qui persistent au niveau des maisons de détention. Néanmoins, des réels changements sont attendus en termes de conditions carcérales. C’est le cas, par exemple, de la réhabilitation de quelques maisons centrales et l’amélioration des rations quotidiennes des détenus, dont l’ajout d’autres menus.