Economie

Agribusiness – Un laboratoire pour les produits d’exportation

Une initiative longtemps attendue par les exportateurs. L’installation d’un laboratoire de pointe permettant de faire des analyses de résidus de pesticide ou d’antibiotique ou autres contaminants organiques des produits agroalimentaires à Madagascar, réduira le coût d’exploitation des opérateurs. C’est un laboratoire de dosage des micropolluants organiques qui sera bientôt installé à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). L’étape obligatoire des analyses des produits agricoles et agroalimentaires ne pouvait auparavant se réaliser qu’en Europe ou à l’île Maurice avec un minimum de 170 euros par screening ou sur un appareil de recherche de batterie. Tous les produits agricoles et alimentaires tels les grains secs, le miel, la viande, l’arachide, les épices ou encore les huiles essentielles, destinés au marché local, régional et international peuvent désormais se faire au pays même. De nombreux produits d’exportation sont en effet refoulés à la frontière pour non-conformité aux normes. « Le respect de ces dosages contribue à la mise en conformité des produits agricoles aux normes de la Convention Internationale de la Protection des Végétaux (CIPV) à laquelle Madagascar a adhéré. Ce laboratoire constitue ainsi un dispositif permettant aux produits agricoles et alimentaires, abondants dans le pays à accéder au marché international », indique le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, hier. Une convention portant concession d’équipements du laboratoire à l’IPM a été signée entre ce ministère à travers le projet de Croissance agricole et de sécurisation foncière (CASEF) et l’Institut Pasteur de Madagascar.

Coût
Le laboratoire, avec ses équipements, coûte la bagatelle d’un million deux cent mille dollars. « Ces équipements de laboratoire sont constitués par une chromatographie liquide (LC) et une chromatographie gazeuse (GC), y compris ses accessoires. La chaine LC-MS system (LC/MS-MS) est utilisée pour le dosage et le screening des pesticides, des médicaments vétérinaires et hormones, des mycotoxines et de l’histamine. La chaine GC couplée à un spectromètre de masse (GC-MS) est utilisée pour le contrôle de pureté des huiles essentielles, le dosage en “target” de certains pesticides et le dosage des volatils », détaille Alexandra Bastaraud, responsable du laboratoire d’hygiène des aliments et de l’environnement auprès de l’IPM. Le laboratoire en question est encore en cours d’installation et le coût des analyses n’est pas encore fixé car on attend, selon les explications, quelques études de paramètres de rentabilité économique.

Le projet d’équipements ayant été financé par le projet CASEF, l’IPM a toutefois indiqué ne pas vouloir réaliser des profits mais un coût permettant suffisamment de réaliser des analyses, qui bénéficieront d’une accréditation internationale, ce qui garantira la fiabilité des résultats.

 

1 commentaire

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  • 4 mois plus tard, les équipements ne sont toujours pas installés à l’institut pasteur de madagascar (IPM) et le conteneur serait encore bloqué à la douane à Tamatave…. un petit différent ou gestion avec le CASEF ?
    Les opérateurs de marché attendent ces équipements comme nous chez SSM pour pouvoir faire nos analyses tous les mois … à défaut du prix, il s’agit surtout une question de délai pour pouvoir garantir à nos clients la qualité des produits comme nos miels de Madagascar ….