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Editorial

Fimugène

On craignait le pire après deux années de crise sanitaire conjuguées à la disparition de son fondateur. La seizième édition de la Foire internationale de Madagascar a déjoué tous les pronostics. Avec cent soixante-cinq exposants elle est aussi réussie que ses devancières. Malgré toutes les difficultés inhérentes à la crise sanitaire qu’ont subi les sociétés et entreprises, la Fim montre qu’elles restent debout et plutôt fringantes. Il faut dire que le récent dialogue politique entre l’État et le secteur privé a donné du tonus aux entreprises. Pour la première fois, un vrai dialogue a eu lieu avec à la sortie des engagements réciproques pour avancer.

Dans le passé, le secteur privé a toujours été écouté mais jamais entendu. Les réunions sont justes des formalités d’usage pour servir caution aux décisions prises qui ne son t jamais celles convenues dans les discussions. C’est ainsi dans la confection de la loi de finances, le code minier, le code des investissements…

L’État a toujours imposé sa volonté, son diktat. Le secteur privé a toujours été pris comme adversaire et non partenaire du développement. La vision semble avoir évolué aujourd’hui. Le fait que le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation soit un opérateur privé y est certainement pour quelque chose.

Si le secteur privé n’a jamais pu jouer le rôle qui est le sien dans le développement, c’est parce qu’on ne lui a jamais permis. On sait pertinnement que la création d’emplois, moteur du développement, est un rôle dévolu au secteur privé. C’est ainsi que le ministre de l’Industrialisation a sollicité aussi bien les femmes entrepreneures que les groupements économiques à participer au développement industriel dans le cadre des zones pépinières industrielles. Il y a des opportunités à exploiter. L’Etat est prêt à aider les entreprises franches à conquérir le marché de l’Agoa abandonné par les Éthiopiens, exclus pour cause de guerre.

Il y a donc une réelle volonté des deux parties à marcher ensemble en vrai frères d’armes face aux enjeux du développement. Reste à espérer que cette éclaircie constatée ne soit pas un écran de fumée. Juste un…fimugène.

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