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Lutte contre le coronavirus – Les « maillons » faibles seront punis

Le  Premier  ministre  Ntsay  Christian  exige  l’application  stricte des  mesures  sanitaires.

Appliquer de manière stricte les mesures sanitaires est le mot d’ordre affirmé à Moramanga, hier. Le Premier ministre met également, l’accent sur la coordination des actions des responsables.

RÉAFFIRMER l’intransigeance dans l’application des mesures sanitaires et revoir la méthodologie de travail des autorités locales.

Tels sont les deux principaux objets du déplacement gouvernemental à Mora­manga, hier. Comme Andry Rajoelina, président de la République, à Toamasina, le laxisme dans l’application des règles sanitaires a été réprimandé durant cette visite dans l’Alaotra Mangoro.

Bien que le discours de Christian Ntsay, Premier ministre, ait été relativement tempéré, des sources confient que l’objectif du déplacement d’hier, est « de conscientiser les habitants du district de Moramanga que le danger épidémiologique est réel ». Le chef du gouvernement souligne ainsi, qu’« avec un nombre croissant de cas positifs », la région Alaotra Mangoro, particulièrement le district de Moramanga figure parmi les zones rouges de l’épidémie.

« Cela démontre que le risque est réel, mais surtout cela démontre l’importance de suivre scrupuleusement les mesures sanitaires », ajoute le locataire de Mahazoarivo. Le principal objectif est de contenir la propagation du virus. éviter que le compteur des contaminations ne s’affole dans l’Alaotra Mangoro, surtout Mora­manga, comme c’est en train d’être le cas à Toamasina, qui est géographiquement la porte à côté.

Le district de Moara­manga, par ailleurs, abrite le site d’exploitation minière du projet Ambatovy qui compte des cas positifs dans les rangs de ses employés. À entendre les prises de parole d’hier, Moramanga serait une des failles de l’application de l’interdiction de sortie ou d’entrée dans les régions en confinement, durant cette période d’état d’urgence sanitaire.

Procédure judiciaire

« Nous devons revoir l’application stricte des règles qui s’imposent sur les routes nationales », affirme le Premier ministre Ntsay. Pour peser face aux habitants et aux autorités du district de Moramanga, le locataire de Mahazoarivo a été accompagné d’une douzaine de ses ministres.

Durant les échanges avec les autorités locales, la faille chez les éléments chargés d’appliquer les mesures sanitaires sur les routes nationales entre les régions en confinement a été soulevée. Le fait qu’une famille venant de Toamasina se soit retrou­vée à Antsirabe, ou encore, qu’une personne ait pu rouler de Toamasina jusqu’à Manjakandriana ont été pris en exemple.

« Si tout ces faits ont pu se dérouler, c’est qu’il y a eu négligence de la part de ceux chargés d’appliquer les mesures sur les roues », affirme le général Richard Ravalo­manana, secrétaire d’état à la gendarmerie nationale. Le général Ravalomanana joute que dorénavant, à chaque voyage clandestin intercepté, « une procédure judiciaire sera engagée pour déterminer le niveau de responsabilité des responsables à chaque niveau. S’il s’avère qu’il y a eu des actes illégaux comme la corruption, ceux qui sont concernés devront en répondre devant la justice ».

Sur cette lancée, l’harmonisation des décisions et actions entre les autorités locales, mais aussi avec l’état central a été souligné à Moramanga, hier. Durant la rencontre entre les députés et Tianarivelo Razafi­mahefa, ministre de l’Inté­rieur, la semaine passée, le député Fidèle Razara­piera, a souligné les discor­dances entre le gouverneur de l’Alaotra Mangoro et le préfet d’Amba­tondrazaka, un des districts de cette région.

« Nous devons établir une méthodologie efficace. Nous allons identifier les problèmes et y apporter des solutions. Nous allons mettre de l’ordre dans la façon de travailler, mais aussi amener les gens à suivre les règles en vigueur », argue le Premier ministre.

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  • Une seule règle pour barrer la route au virus, se déplacer le moins possible (pas plus de 100 km pour tout le monde en France), ne pas sortir du tout sauf urgence et nécessité absolue ( achats, travail indispensable….) et en-dehors port du masque SYSTEMATIQUE. Selon une étude récente les micro-particules expirées peuvent rester en suspension dans l’air 10 minutes.
    Confiné 59 jours en France, on connaît bien la dynamique du virus et les moyens de s’en défendre.